Une enquête de la CPI pour « crimes contre l’humanité » sur le régime Talon ?

L’organisation internationale Volontaires pour la démocratie et les droits humains (VDDH) a adressé un courrier au bureau de la procureure de la CPI, le 8 février dernier, évoquant une vingtaine de crimes qu’elle impute au régime du président Patrice Talon.

L’organisation « VDDH » demande en effet à la Cour Pénale Internationale, de s’autosaisir pour ouvrir une enquête concernant « des crimes contre l’humanité » présumés au Bénin.

Renaud Bossou, le porte-parole de l’organisation, insiste notamment sur le cas d’une victime des tensions autour des précédentes élections législatives de 2019.

« Nous avons la veuve Prudence Amoussou, Fidèle Combetti, Théophile Djaho… assassinés par l’armée et la police de Patrice Talon. Dame Amoussou avait reçu des balles réelles dans le dos le 1er mai 2019 à Cotonou. Fidèle Combetti a été torturé puis assassiné. Il y a aussi les tentatives d’assasinat des opposants Léonce Houngbadji en 2018, du candidat Ganiou Soglo. La séquestration de l’ancien président Boni Yayi et les violences policières contre les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi… », précise t-il.

VDDH qui assure avoir obtenu, ce mois de mars, un accusé de réception de la part de la CPI, dit n’attendre qu’une chose, l’ouverture d’une enquête indépendante pour que justice soit rendue aux victimes.

De leur côté, les autorités béninoises assurent ne pas être au courant de cette saisine de la CPI.
Alain Orounla, le porte-parole du gouvernement béninois, indique que « le gouvernement n’est pas informé et (je) ne pense pas qu’il ait à s’informer ou à être tenu informé de dénonciations sans doute calomnieuses faites auprès du bureau de la CPI. Nous n’avons pas connaissance de tels crimes contre l’humanité que nos bureaux n’auraient pas pris en charge. Il s’agit d’une entreprise de dénigrement, de sabotage de la part d’acteurs politiques qui n’ont pas su convaincre les populations, rallier les électeurs à leur cause« .

Selon le ministre, « le Bénin dispose d’une justice assez performante pour s’occuper des éventuels crimes qui seraient commis par des gens mal intentionnés ». Il n’y a donc pas de place, pour lui, pour une éventuelle enquête supposée de la CPI.

Source : DW

Le cercle des amis de Patrice Talon appelle le peuple béninois aux valeurs de paix

Le Cercle des Amis de Patrice Talon, a appelé ce dimanche, la population béninoise et les acteurs politiques toutes tendances confondues, au sens élevé du patriotisme, de tolérance, de responsabilité et de préservation de la paix.

« Rien ne vaut la paix et la stabilité d’une Nation. Exigeons donc de nos militants et de nos compatriotes le respect du code électoral afin d’éviter les débordements, les provocations. Après trois décennies d’apprentissage démocratique,  le Bénin s’est caractérisé par son attachement inconditionnel à la paix et à la valeur démocratique gage de tout développement durable et équitable », a fait savoir le cercle des amis de Patrice Talon par la voix de son secrétaire exécutif, Francis Koto Gbian.

Cette étape du processus démocratique du Bénin, estime le Cercle dans sa déclaration, nécessite que des comportements positifs soient observés. « C’est pourquoi, se référant aux enjeux électoraux actuels, le Cercle des Amis de Patrice Talon a recommandé que les citoyens restent et demeurent unis pour la construction de la nation béninoise afin de consolider la démocratie dans la cohésion sociale et une paix durable », a affirmé le secrétaire exécutif.

En apôtre de paix, le Cercle a appelé la population béninoise du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest à un sens élevé de patriotisme, de tolérance et de responsabilité pour la préservation de la paix et de la concorde nationale.

L’opposition conclut une alliance face à Patrice Talon

Alors que Patrice Talon va probablement se présenter pour un second mandat lors des élections présidentielles prévues le 11 avril 2021, l’opposition s’organise pour former un bloc contre lui.

En effet, le parti Les Démocrates de l’ex-président Yayi Boni a conclut une alliance avec deux autres partis et un mouvement pour les prochaines échéances électorales.

C’est le front anti-Talon qui se met en place. Baptisée le Front pour la restauration de la démocratie, cette alliance a pour objectif de faire cause commune pour obtenir l’alternance au pouvoir et réclame un scrutin ouvert et transparent.

« Nous avons choisi ce nom face au péril et au recul démocratiques en cours au Bénin, pays pourtant pionnier des conférences nationales en Afrique », explique un des artisans de ce front.

Outre Les Démocrates, la Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (DUD) de Valentin Houdé et la Grande solidarité républicaine (GSR) de Antoine Guédou sont les partis politiques qui le composent. Auxquels s’est associé un mouvement, celui du constitutionnaliste Joël Aivo.

Nouveau venu dans l’arène, omniprésent sur le terrain, ce dernier multiplie les attaques contre Patrice Talon. « Nous avons choisi de ne pas abandonner le pays, explique-t-il. Nous avons dit que ce pays ne sera soumis à aucune dictature et que personne ne plus fort que son peuple pour soumettre le pays à ce qu’il n’a pas choisi. Voilà pourquoi nous sommes là aujourd’hui. »

Le premier président du Front, Valentin Houdé a lu la déclaration de naissance, qui contient surtout les préalables suivants : « l’application immédiate des arrêts de la Cour africaine des droits de l’homme demandant le maintien de la Constitution du 11 décembre 1990, l’organisation d’un dialogue inclusif et l’abrogation des lois liberticides. »

Le nouveau front anti-Talon ne réunit pas encore toute l’opposition, il manque pour l’instant deux poids lourds, l‘Union sociale libérale de Sébastien Ajavon et Restaurer l’espoir de Candide Azanaï.

Départements du Plateau: Des jeunes de Facica pour la réélection du président Patrice Talon

Des jeunes venus des cinq communes du département du Plateau ont à la faveur d’une cérémonie d’installation de la coordination départementale du Fan Club de l’Imam Chakirou Amoussou (FACICA) à Sakété ce dimanche, dit leur engagement à œuvrer pour la réélection du président Patrice Talon à travers ledit club dès le premier tour en 2021.

Installés dans leurs différents rôles, les dix membres de la coordination départementale du FACICA Plateau ont dit, sous l’égide de leurs responsables, leur engagement à servir avec loyauté, abnégation et d’un seul cœur le Fan Club de l’Imam Chakirou Amoussou afin d’œuvrer inlassablement pour la réélection du président Patrice Talon au premier tour et de prôner également les idéaux du club d’autres parts.

Les jeunes de ce Club a rassuré Machoudi Lamidi, sont plus que jamais engagés et décidés corps et âme pour la réélection du président Patrice Talon à travers un KO retentissant au premier tour dans le département du Plateau.

Investissant les dix membres de la coordination départementale du Plateau de leur mission, le président d’honneur du FACICA, l’Imam Chakirou Amoussou a rappelé les valeurs qu’incarne ce creuset de jeunes et exhorté ses membres à demeurer une référence à travers leurs travail pour l’atteinte des objectifs visés. « Ne répondez pas aux provocations mais surmontez-les avec maturité », leur a-t-il conseillé avant de souligner que l’heure de la délivrance de la jeunesse a sonné.

Le Fan Club de l’Imam Chakirou Amoussou, faut-il le rappeler, entend mobiliser, un million (1000.000) de jeunes dans tout le Bénin pour permettre au président Patrice Talon de réaliser un KO retentissant au premier tour des élections présidentielles de 2021.

Les producteurs de Banikoara appellent à un second mandat de Talon

Les cotonculteurs de la commune de Banikoara ont organisé ce jeudi à la salle des fêtes de l’union communale des producteurs de coton une séance d’information des membres pour appeler le président Talon à briguer un second mandat.

À en croire le président national des producteurs de coton Gani badou TAMOU,  » les bonnes réformes opérées dans le secteur cotonnier ont permis de faire des bonds significatif et d’améliorer les conditions de travail et de vie des producteurs. c’est pourquoi ces efforts du chefs de l’État doivent être soutenu et pérennisé » d’où la nécessité a-t-il conclu d’un appel à un nouveau mandat.

Le deuxième adjoint au maire de Banikoara, Alou Toko N’douro, représentant le maire a promis de rendre compte à qui de droit pour que l’appel des braves cotonculteurs de Banikoara ne tombe pas dans les oreilles de sourd.

Conseil des ministres : Les grandes décisions du 5 février 2020

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 05 février 2020. Plusieurs décisions ont été prises dans plusieurs domaines par le gouvernement. Des nominations ont été par ailleurs prononcées dans des ministères. Voici l’intégralité du compte rendu du conclave gouvernemental.

 

Compte rendu du Conseil des Ministres

Le Conseil des Ministres s’est réuni ce mercredi 5 février 2020, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises.

  • Mesures normatives.

1-1. Régime de dématérialisation de la liasse documentaire du prédédouanement et de dédouanement en République du Bénin.
La dématérialisation de la liasse documentaire avait déjà fait l’objet d’une décision du Conseil des Ministres, lors de sa séance du 12 mai 2017.

Les Ministres concernés devaient réunir les services et acteurs portuaires à l’effet d’étudier et de proposer au Gouvernement, les modalités de la fusion des plateformes de la Société d’Exploitation du Guichet unique du Bénin (SEGUB S.A.) et du Guichet unique pour les Opérations du Commerce extérieur (GUOCE) en une seule entité pour toutes les formalités liées aux transactions de marchandises.
Le présent décret consacre cette uniformité et actualise celui du 12 mai 2017 en y intégrant les modifications retenues dans le but d’alléger les procédures à tous les acteurs portuaires concernés.

1-2. Règlementation du permis de construire et du permis de démolir en République du Bénin.
L’objectif visé par l’actualisation de cette réglementation est de faciliter les procédures d’instruction et de délivrance de ces documents administratifs. Il s’agit notamment de :

√ préciser les conditions d’octroi des différentes autorisations d’urbanisme ;

√ améliorer la qualité du service rendu aux usagers ;

√ clarifier les responsabilités respectives des autorités chargées de la délivrance desdites autorisations et des autres acteurs (constructeurs, architectes, ingénieurs) de façon à limiter l’insécurité juridique en la matière.

Par ailleurs, ce décret permettra de définir de façon exhaustive, le contenu du dossier à constituer et de renseigner sur les délais d’instruction et de délivrance des actes sollicités.

En d’autres termes, tout demandeur sait désormais, dès le dépôt de son dossier, le délai qui lui est applicable ainsi que les conditions dans lesquelles celui-ci peut être différé.
Quant à l’autorité compétente, elle dispose de quinze jours pour donner une suite au requérant, une fois la phase d’instruction normale achevée.

Enfin, ce décret établit que le processus de délivrance des autorisations d’urbanisme incombe à la collectivité territoriale ou à l’Etat selon le cas.

1-3. Mise en place du Fonds de Dédommagement foncier.

Aux termes de la loi portant code foncier et domanial, ce Fonds est destiné à intervenir dans l’opérationnalisation de la politique foncière, notamment en ce qui concerne l’accès de l’Etat et des collectivités territoriales à la terre.

Ainsi, il assurera le financement de la mise en œuvre du droit de préemption reconnu à l’Etat sur toutes les transactions opérées en milieu rural, assurera l’indemnisation des personnes affectées par les opérations d’expropriation pour cause d’utilité publique, de même que le désintéressement des personnes lésées par la délivrance de titres fonciers frauduleux ou dolosifs.

Pour l’implémentation diligente du Fonds, le Conseil a adopté le décret portant approbation de ses statuts ainsi que celui portant nomination des membres de son Conseil d’administration.

Le Ministre de l’Economie et des Finances mettra à la disposition du Fonds les moyens nécessaires et veillera au démarrage effectif de ses activités sous quinzaine.

Au titre des autres mesures normatives, le Conseil a adopté les décrets portant :

√ modalités de délimitation et d’occupation du domaine public maritime ;

√ agrément de la société NG ASSOCIATES pour l’exploitation de machines à sous dans des hôtels, restaurants et bars à grand standing ainsi que de jeux en ligne en République du Bénin ; puis

√ transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat, gestion 2018.

 

11-1. Création de la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé et autorisation de participation de l’Etat dans la société chargée de sa gestion.

Cette zone a pour vocation de susciter l’intérêt des investisseurs dans divers domaines, notamment la transformation de produits agricoles, industriels ainsi que dans les activités connexes comme la logistique et l’entreposage. La contenance de la Zone économique spéciale est de 1414 hectares sur les 10.000 déclarés d’utilité publique dans la localité.

En vue de la mise en œuvre diligente du projet, le Gouvernement a, après les consultations engagées, identifié comme partenaire stratégique, le groupe ARISE, société détenue par Olam International & Africa Finance Corporation, qui dispose d’une solide réputation en la matière.

Afin de faciliter le démarrage des travaux, le Comité de suivi du projet de la Zone économique spéciale a convenu avec le partenaire, de la création de la société NewCo dont l’Etat détiendra 35% du capital.

En adoptant les textes réglementaires créant la Zone, le Conseil a marqué son accord pour que la Société des Patrimoines immobiliers de l’Etat (SoPIE), porte la participation de l’Etat dans le projet.

11-2. Contractualisation pour les travaux connexes à l’aéroport international Bernardin Cardinal GANTIN de Cotonou.

D’ici à la construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé, le Gouvernement a décidé d’entreprendre des travaux au niveau de celui de Cotonou. Les aménagements visent à donner une nouvelle dimension à l’ensemble des installations de la plateforme aéroportuaire, à améliorer les services aux passagers et à le conformer davantage aux standards internationaux.

Pour optimiser les résultats escomptés, il est apparu nécessaire d’étendre les travaux au hall « départ » de l’aérogare passagers et de faire des aménagements connexes au pavillon présidentiel ainsi qu’au salon d’honneur.
Par ailleurs, au titre des travaux de réaménagement et d’extension dudit hall, il est prévu l’acquisition et l’installation d’un système d’information moderne. Celui-ci regroupera plusieurs modules informatiques et permettra de gérer les opérations aéroportuaires de manière efficiente pour assurer une plus grande satisfaction aux voyageurs.

Il s’agira tout particulièrement de :

√ faciliter les formalités d’enregistrement ;
√ promouvoir l’affichage automatique des vols ;
√ garantir la corrélation bagages-passagers ;
√ et aider à une meilleure facturation des prestations.

Le Conseil a marqué son accord pour l’ensemble de ces travaux et instruit les Ministres concernés, à travers la Société des Aéroports du Bénin, de procéder à la signature des contrats y relatifs avec les prestataires retenus.

11-3. Réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des Pêches (phase 2) et de ses bretelles.

Ces travaux vont de la fin de la phase I du projet Route des Pêches, dans la localité d’Adounko jusqu’à la Bouche du Roy dans la commune de GrandPopo, en passant par la Porte du non-retour à Ouidah.

Le linéaire est de 35,80 km et les travaux prennent en compte les bretelles Adounko-Cococodji, Avlékété-Pahou et Porte du non-retour-Route nationale inter-Etats Ouidah-Hillacondji, d’une longueur cumulée de 17,95 km, soit au total, 53,75 km de voies à bitumer, assorties d’ouvrages de franchissement.

La réalisation de l’ensemble des ouvrages ainsi énumérés permet de finaliser ce projet d’envergure du Programme d’Action du Gouvernement, en vue de renforcer l’offre touristique des localités traversées.
L’attribution du chantier a été faite au Groupement SOGEA SATOM BENIN/SOGEA SATOM UK/SOGEA SATOM.

11-4. Missions d’études et de contrôle pour la réalisation des travaux de génie civil du Boulevard de la Marina, du Champ de Foire Sud, de la Place de l’Indépendance, de l’Esplanade des Amazones et du Jardin de Mathieu à Cotonou.

Les travaux de réaménagement du Boulevard de la Marina connaissent un niveau d’avancement conforme au planning de départ. En vue de les synchroniser avec la réalisation des projets d’aménagement urbain destinés à apporter une plus-value touristique à la zone desservie, le Conseil a autorisé la contractualisation avec diverses entreprises nationales et internationales pour :

√ la mission complète de maîtrise d’œuvre pour les travaux de génie civil du Boulevard de la Marina, du Champ de Foire Sud, de la Place de l’Indépendance, du Parc des Amazones et du Jardin de Mathieu ;

√ la mission d’élaboration des Etudes d’impact environnemental et social y relatives ,

√ les travaux de démolition de constructions situées sur l’emprise du Parc des Amazones ainsi que de son esplanade ;

√ la réalisation de la fondation du Monument Amazone ;

√ la commande complémentaire d’essences forestières ;

√ la conception et la réalisation du Monument aux Morts ; ainsi que la mission de contrôle et de surveillance de tous ces travaux.

11-5. Acquisition du foncier et réalisation des travaux de génie civil de réhabilitation et de construction des infrastructures de précollecte et de collecte des déchets dans les communes du Grand Nokoué : Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Ca1avi, Ouidah et SèmèPodji.

Le projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans ces communes a effectivement démarré depuis le 18 décembre 2019, par des activités de salubrité, de désensablement, de désherbage et de destruction de dépôts sauvages.

La prochaine phase du projet consiste en la pré-collecte des déchets. Elle nécessite que les infrastructures, le matériel et les entreprises dédiés soient opérationnels.

A cet effet, après le diagnostic effectué, il s’avère nécessaire de procéder à
– la construction de plusieurs points de regroupement et la réhabilitation d’ autres ; la réfection du centre de transfert des déchets du quartier Gbégamey ; la réalisation de bacs de diverses dimensions destinés à l’entreposage de déchets.

Aussi, le Conseil a-t-il autorisé le Ministre du Cadre de Vie et du Développement durable à contracter, via la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité urbaine du Grand Nokoué, avec les entreprises sélectionnées, pour la réalisation de ces infrastructures ; et à finaliser les conditions d’acquisition ou de bail du foncier identifié devant servir à cette fin.

11-6. Revue des études et finalisation des conventions Etatcommunes.
Le Gouvernement, dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme d’Action, a lancé plusieurs grands projets qui, de par leur nature, relèvent de la compétence des collectivités territoriales, mais dont la complexité, le caractère exceptionnel, l’ampleur des financements et la nécessité de l’ achèvement rapide au profit des populations, ont justifié son intervention. Pour rappel, il s’agit des projets de :

√ réhabilitation et aménagement de voiries primaires, secondaires et tertiaires (ASPHALTAGE) ;

√ modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le
Grand Nokoué ;

√ plateforme agroalimentaire de l’agglomération du Grand Nokoué ;

√ modernisation et construction des marchés urbains et régionaux ;

√ puis assainissement pluvial de la ville de Cotonou.

Dans ce cadre et en conformité avec les textes de loi sur la décentralisation, il a été procédé à la signature avec les cinq communes bénéficiaires, d’une convention-cadre de partenariat sur des projets spécifiques destinés à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Cette convention-cadre confère à l’Etat la maîtrise d’ouvrage des projets jusqu’à la réception des infrastructures. Les conventions spécifiques porteront sur les conditions et mode de programmation, de financement, de réalisation, de gestion durable des infrastructures, ainsi que des modalités de transfert aux communes.

A cet effet, le Conseil a marqué son accord pour une contractualisation avec SELARL GB2A aux fins de :

√ élaborer les projets de conventions spécifiques entre l’Etat et les communes dans le respect des textes en vigueur ;

√ puis concevoir les modèles économiques et financiers de chaque projet.

III- Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé la participation du Bénin :
√ à la 33eme session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine, du 6 au 10 février 2020, à AddisAbeba, en Ethiopie ;

√ au Forum des acteurs de l’Energie pour l’ Afrique, le 7 février 2020, à Lille, en France ; et à la définition du programme de travail commun pour la restitution des biens culturels du Bénin, à Paris, en France, du 18 au 22 février 2020.

 

  • Mesures individuelles.

Sur propositions des Ministres respectifs, les nominations ci-après ont été prononcées.
s/ Au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche
Directrice générale de l’Agence territoriale de Développement agricole
(ATDA) Pôle 3
Madame Richikatou SALE

Directeur général de l’ATDA Pôle 5
Monsieur Didier AGONYISSA

Directrice générale de l’ATDA Pôle 6
Madame Adjoua Eudoxie Gladys TOSSOU épouse LOKOSSOU

Directeur général de l’ATDA Pôle 7
Monsieur Agossou Prosper Anthenne SAGBO

/ Au ministère des Enseignements Maternel et Primaire
Directeur adjoint de Cabinet
Monsieur Akanda Olouwa Raliou ARINLOYE

Conseiller technique à la décentralisation, à la déconcentration et à la coopération
Madame Alice MINGNINOU

Conseiller technique au suivi des Réformes et des Projets/Programmes Monsieur Nicodème Lawalé Mescario d’ALMEIDA.

 

Nouvel an : Mots de vœux de nouvel an de Patrice Talon

Le 31 décembre 2019, comme le veut la coutume à la veille de chaque fête du nouvel an, le Président de la République s’est adressé à ses compatriotes pour leur formuler les vœux.  A toute la nation, le Chef de l’Etat a formulé les meilleurs vœux sans oublier d’exprimer sa compassion à ceux qui souffrent d’une manière ou d’une autre. Voici l’intégralité de son message de vœu.

 

Béninoises, Béninois,

Mes chers compatriotes,

Nous voici au seuil d’une nouvelle année.

En ces instants de grâce, d’allégresse et d’espérance, mon sentiment à l’égard de chacune et chacun de vous, vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, est un sentiment d’attachement, d’affection et de dévouement.

Ma pensée va particulièrement à celles et ceux d’entre vous qui connaissent des difficultés de toute sorte.

Je veux leur dire, qu’ils ont ma compassion et ma solidarité.

Je veux leur dire de ne jamais céder au découragement car la plus petite lueur d’espoir, entretenue et vivifiée, soutenue par les efforts nécessaires, permet de surmonter les situations les plus compromises en apparence.

Cette même exhortation est valable au plan collectif car l’œuvre de construction d’un pays intègre aussi bien, les moments fastes que des situations difficiles.

Notre pays a ainsi, au cours de l’année qui s’achève, connu quelques épreuves mais en est sorti grandi.

Il a aussi et surtout engrangé des acquis au regard desquels nous pouvons affirmer que ces douze derniers mois auront été globalement positifs et satisfaisants.

Oui, grâce à notre engagement collectif, les nombreux chantiers ouverts dans tous nos départements progressent. Les réformes majeures que nous avons entreprises produisent de plus en plus leurs effets positifs.

Notre économie se renforce, elle affiche des performances supérieures à la moyenne continentale et fait preuve d’une remarquable résilience.

Certes des efforts restent à faire mais notre pays change déjà sous nos yeux, même si, parce que nous vivons cette transformation en temps et à vitesse réels, nous n’y prêtons pas toujours une grande attention.

Cette belle dynamique, que nous voulons encore plus forte, nous permet déjà de donner davantage corps à notre engagement d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Ainsi, en plus des investissements structurants en cours pour améliorer et moderniser l’éducation, la santé, la sécurité, l’administration et le cadre de vie, les mesures sociales fortes engagées tout au long de l’année, qui participent de la redistribution équitable des fruits de la croissance économique, en sont la preuve.

Mes chers compatriotes,

Ces constats nous enseignent qu’ensemble, en conjuguant nos efforts, et en plaçant l’intérêt général au-dessus de tout, nous sommes capables de relever tous les défis.

La constance de ces efforts, notre détermination à gagner le pari du développement et notre mobilisation entière autour de cette cause, nous garantissent une année 2020 prometteuse à tous égards.

Connaissant notre soif commune de progrès et nos aspirations à une vie meilleure, percevant au quotidien votre exigence de résultats, je suis absolument convaincu que nous saurons faire de cette nouvelle année qui consacrera les 60 ans de notre indépendance, une étape charnière de notre parcours.

Oui ! mes chers compatriotes, nous pouvons et nous en avons les moyens, faire en sorte que les temps qui viennent soient ceux du Bénin.

Nous pouvons mériter que l’on parle de notre pays, dans les prochaines années, comme un exemple de réussite.

Nous pouvons faire de notre pays une référence.

Un peu de rigueur et de sérieux au travail, davantage de foi en nous-mêmes, et plus de patriotisme nous seront nécessaires pour y parvenir.

Tout cela est à notre portée.

Nous avons commencé à voir qu’en faisant de ces vertus nos alliées quotidiennes, elles nous font progresser.

Nous devons donc continuer dans ce sens.

Si, cependant, il nous arrive de les considérer comme des sacrifices, nous devons alors nous convaincre qu’ils ne sont pas vains. Car notre pays, le Bénin, mérite que nous nous investissions corps et âme pour son développement, pour sa grandeur et pour sa gloire.

Mû par cette conviction, je souhaite à chacun de vous de vivre l’année 2020 dans la paix, la bonne santé, la prospérité individuelle et collective.

Bonne et Heureuse Année !

Politique : Boni Yayi de retour à Cotonou

Parti de Cotonou en juin 2019  après les législatives d’avril contestés, les violences post-électorales et son blocus dans sa résidence,  Boni Yayi, ancien Président de la république du Bénin est retourné au bercail ce 29 décembre 2019. De bonnes sources, on apprend qu’il est arrivé à Cotonou vers 14h30, heures locales. Iles rentré par avion qui a atterri à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin.

En fin novembre 2019, l’information du retour de Boni Yayi a circulé dans certains milieux politiques. Certaines presses l’ont annoncée. En son temps, l’un des proches, fidèle lieutenant de l’ancien Chef d’Etat avait confirmé l’information. Mais personne n’en avait fait une fixation en prenant comme une parole d’évangile l’annonce du retour du leader charismatique du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergeant.

Il faut rappeler que Boni Yayi est un personnage important de l’univers politique béninois. Sa personnalité n’est pas les moindre sur l’échiquier national. D’ailleurs dans le cadre de trouver une solution à la crise socio-politique qui secoue le Bénin,  il devrait rencontrer son successeur à la présidence du Bénin avec une délégation de la CEDEAO. Le 20 novembre Boni Yayi a foulé le sol béninois à bord d’un avion nigérian « Air force ». Il était effectivement accompagné d’une délégation de la CEDEAO. Avant Cotonou, Boni Yayi et la délégation de la CEDEAO avaient fait escale au Niger pour discuter avec le Président du Niger qui serait médiateur dans cette crise. Mais in fine, Boni Yayi ne s’est pas rendu à la présidence de la république pour rencontrer l’actuel Chef de l’Etat. La délégation de la CEDEAO s’y est rendue seule. Pourtant  à quelques jours de l’arrivée de Boni Yayi, en ce temps,  le ministre de la communication de la poste, porte-parole du gouvernement a parlé d’une rencontre festive entre les deux hommes d’Etat. Les petits plats seraient mis dans les grands pour accueillir Boni Yayi à la Présidence de la république.

Après ce rendez-vous manqué entre les deux hommes, l’eau a coulé sous les ponts. Les négociations ont dû être menées dans des cercles fermés pour qu’il rentre à Cotonou. Mais la question qui reste non élucidée encore est de savoir si l’ancien président est définitivement de retour dans son pays, ou va-t-il repartir après la  fête du nouvel an.

Bénin : Boni Yayi a quitté Cotonou sans rencontrer Patrice Talon

L’ancien Président de la république n’aura fait que quelques heures dans son pays, le Bénin. De passage à Cotonou dans l’après-midi de ce mercredi,  la visite de l’opposant béninois  a été expresse.

Aussitôt revenu au bercail après plusieurs mois d’exil, il est reparti sans avoir rencontré le Chef de l’Etat comme c’était annoncé. En effet, l’ex président de la république, désormais membre de l’opposition, s’était rendu à Cotonou avec une délégation de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le cadre d’apaisement de la crise socio-politique qui secoue le Bénin depuis les législatives passées. Dans ce but, il est prévu une rencontre entre Boni Yayi et son successeur à la Présidence de la république en présence de la délégation de la CEDEAO. Mais à l’arrivée, Boni Yayi ne s’est pas rendu au palais de la présidence. Seule la délégation de la CEDEAO s’y est rendue.

Selon certaines indiscrétions, cette situation n’aura pas arrangé beaucoup de choses. Le refus du pouvoir de rencontrer certains membres de l’opposition serait la raison pour laquelle Boni Yayi aurait refusé in fine de se rendre à la présidence.

Finalement Boni Yayi est reparti de Cotonou à bord de l’avion nigérian Air force qui l’a amené. La délégation de la CEDEAO n’a pas pu rencontrer et discuter avec les membres de l’opposition.

Retour de Boni Yayi au Bénin

Dans la soirée de ce 20 novembre 2019, l’ancien président de la république du Bénin, Thomas Boni Yayi est retourné au bercail. C’est à bord d’un avion nigérian (Nigeria air force) que Boni Yayi a effectué le voyage sur Cotonou. Il a été accueilli par plusieurs cadres et militants de son parti Forces cauris pour un Bénin émergeant (FCBE).

 

 

 

Depuis plus de cinq mois l’ex Chef d’Etat devenu opposant farouche au régime actuel était exilé dans un autre pays gardé secret par ses proches. Tantôt il est annoncé au Nigéria.  Tantôt dans un pays européen. Boni Yayi avait quitté Cotonou après les législatives qui ont engendré de violences dont les plus intenses et remarquables ont eu lieu dans les environs de son domicile à Cadjehoun.

Son retour au pays fait suite à l’amnistie accordée à tous ceux qui sont impliqués dans les violences post électorales.

Il s’est rendu à Cotonou après une escale au Niger où il s’est  entretenu avec le Président de la république du Niger et une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par le président de la commission de l’organisation.

Annoncé à la Présidente de la république du Bénin où il doit rencontrer le Président Patrice Talon, Boni Yayi n’est pas allé au palais de la marina. Il a préféré aller d’abord au domicile de l’ancien puis chez la famille de dame  Prudence Amoussou, une des victimes des violences poste électorales  pour présenter ses condoléances avant se rendre dans sa résidence à Cadjèhoun.

Est-il rentré définitivement ou s’agit-il d’une visite éclair dans son pays, le Bénin ? Selon certaines sources Boni Yayi pourrait repartir très bientôt dans son pays d’exil. Pour l’un des plus proches de Boni Yayi, l’ancien député NOURÉNOU ATCHADE: « BONI YAYI n’est pas encore complètement guéri de sa maladie, il n’a même pas eu l’autorisation de son médecin pour venir, je viens de le voir, il a encore les pieds enflés… ». C’est dire qu’il peut repartir ce jour même ou dans la semaine. Les jours à venir éclairciront davantage.

Patrice Talon salue la memoire de trois soldats décédés dans un accident à Savè

Trois militaires ont trouvé la mort dans un accident de circulation dans la commune de Savè, dimanche 08 sepetembre 2019.

Le président de la République Patrice Talon a exprimé sa compassion à l’armée béninoise endeuillée par la perte des trois soldats, dans un message via sa page Facebook.  En sa qualité de chef suprême des armées, il a salué «la mémoire de ces braves soldats tombés dans l’exercice de leurs fonctions au service de notre patrie». Il a aussi exprimé ses «pensées affectives à l’Armée béninoise et à la patrie endeuillée».

L’accident est survenu dans la mi-journée du dimanche 8 septembre, dans la commune de Savè. Un cargo transportait les militaires de Parakou vers la base de Cana dans la commune d’Abomey, département duZou. Suite à un éclatement d’une des roues à l’avant du camion, le cargo a fait un tonneau. Et sur-le-champ, trois militaires sont morts, cinq sont blessés et ont été transportés d’urgence à l’hôpital.

Remaniement Ministériel : Décret N° 2019-396 du 05 septembre 2019

Remaniement Ministériel : Décret N° 2019-396 du 05 septembre 2019 portant composition du gouvernement du Bénin.

Le président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement,
Vu la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;

Vu la décision portant proclamation, le 30 mars 2016 par la Cour constitutionnelle, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;
Après avis du bureau de l’Assemblée nationale.

Décrète:
Article 1er : Le gouvernement de la République du Bénin est composé comme suit :

1- Ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement :
M. Abdoulaye Bio Tchané
2-  Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation :
M. Sévérin Ludovic Maxime Quenum
3- Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération :
M. Aurélien Amah Agbénonci
4- Ministre de l’Economie et des Finances : M. Romuald Wadagni
5- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique : M. Sacca Lafia
5. Ministre du Cadre de vie et du Développement durable :
M. José Didier Tonato
7. Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche : M. Cossi Gaston Dossouhoui

8. Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale :
M. Alassane Séidou
9- Ministre du Travail et de la Fonction publique : Mme Adidjatou Aliya Mathys
10- Ministre des Affaires sociales et de la Microfinance :
Mme Véronique Tognifodé épouse Mewanou
11- Ministre de la Santé : M. Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin
12- Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Mme Eléonore Yayi épouse Ladékan
13- Ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle : M. Mahougnon Kakpo
14- Ministre des Enseignements maternel et primaire :
M. Salimane Karimou
15- Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts : M. Babalola Jean-Michel Hervé Abimbola
16- Ministre du Numérique et de la Digitalisation : Mme Aurelie Adam Soulé épouse Zoumarou
17- Ministre des Infrastructures et des Transports : M. Hervé Yves Hèhomey
18- Ministre de l’lndustrie et du Commerce : Mme Shadiya
Alimatou Assouman
19- Ministre de l’Energie : M. Dona Jean-Claude Houssou
20- Ministre de l’Eau et des Mines : M. Samou Séidou Adambi
21-Ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’emploi : M. Modeste Tihunté Kérékou
22- Ministre des Sports : M. Oswald Homeky
23- Ministre de la Communication et de la Poste : M. Alain Sourou Orounla
24- Ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale :M. Fortunet Alain Nouatin.

Article 2
Le présent décret qui prend effet pour compter de la date de sa signature, abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles du décret n° 2018-198 du 05 juin 2018 portant composition du Gouvernement. Il sera publié au Journal officiel.

ABP

 

Patrice Talon en visite d’amitié et de travail chez Alassane Ouattara

Le Chef de l’Etat béninois a entamé lundi 02 septembre, une visite d’amitié et de travail à Abidjan en Côte d’Ivoire, en vue du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Patrice Talon s’est entretenu avec son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, le lundi. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre la Côte d’Ivoire et le Bénin, les questions régionales et internationales ainsi que sur des sujets d’intérêt commun.

Patrice Talon prévoit un remaniement ministériel

Le remaniement ministériel annoncé depuis plusieurs semaines sera bel et bien effectif.

Selon l’information publiée le 02 septembre 2019 par le quotidien la Fraternité, le chef de l’État aurait déjà commencé à consulter les partis politiques pour les propositions de noms.

Quelques mois après les élections législatives, le président Patrice Talon va renouveler son gouvernement. À cet effet, les partis politiques de la mouvance présidentielle sont déjà dans les négociations pour proposer des personnes capables d’occuper des postes ministériels au sein du gouvernement. « Avant de concrétiser son intention, Patrice Talon a pris le soin d’adresser des correspondances aux deux partis qui soutiennent ses actions à savoir l’Union progressiste et le Bloc républicain  » rapporte le quotidien la Fraternité.

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Muhammadu Buhari accepte d’ouvrir les frontières avec le Bénin dans un futur proche

Le président béninois aurait plaidé pour la réouverture des frontières,auprès de son homologue nigérian selon le compte rendu fait par le conseiller média de Muhammadu Buhari.

Selon le même compte rendu, le chef de l’Etat nigérian aurait affirmé que son pays est désormais hostile à la contrebande. C’est la raison fondamentale pour laquelle les frontières sont fermées.

Mais il aurait cependant rassuré Patrice Talon de sa disponibilité à rouvrir les frontières dans un future proche. Mais il aurait demandé qu’il y ait au préalable une rencontre entre certains chefs d’Etat concernés pour redéfinir les conditions de réexportation vers le voisin de l’Est. Cela éviterait au pays la perte de ses devises. Les prochains jours et cette rencontre seront donc déterminantes pour les populations qui souffrent de cette fermeture.

Patrice Talon et Muhammadu Buhari se rencontrent au Japon

En marge du TICAD7, le président Patrice Talon s’est entretenu avec son homologue nigérian Muhammadu Buhari au Japon, ce mercredi 28 août 2019.

Bien que l’objet de cette rencontre en aparté ne soit pas encore connu, le fait qu’elle intervienne suite à la fermeture des frontières entre le Bénin et le Nigéria ne semble pas fortuit.

Pour rappel, le voisin de l’Est a fermé ses frontières avec le Bénin depuis le 21 août, pour mettre fin à la contrebande dans ses échanges commerciaux avec le Bénin. Les services douaniers du Nigéria auraient intercepté une importante quantité de médicaments tramadol et de codéine, entassés dans des camions, en provenance du Bénin à hauteur de Lagos.

Le Bénin présenté comme une terre d’opportunités au TICAD7 (Japon)

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci a procédé, mardi 27 août 2019 au Centre de Conférence Pacifico Yokohama (Japon), à l’ouverture d’un Symposium sur le thème « Bénin : Porte d’entrée au marché de l’Afrique de l’Ouest ».

Organisé en prélude à la 7ème Conférence internationale de Tokyo pour le Développement de l’Afrique (Ticad7), ce symposium, avait pour but d’informer les nombreux investisseurs japonais présents, sur les opportunités d’affaires au Bénin.

Aurélien Agbénonci a indiqué aux participants que le Bénin se veut un centre de développement inclusif et durable, et que son gouvernement s’est également positionné pour faciliter la dynamique économique en aidant le secteur privé à créer de la richesse et à tirer parti des possibilités d’investissement décrites dans son programme d’actions.

« Le Bénin est prêt à connecter le Japon et le monde à l’Afrique de l’Ouest. Nous avons une équipe dynamique, prête à vous aider à saisir ses opportunités. En outre, pour faciliter votre accès à notre pays, nous avons introduit en 2018 un système de visa électronique », a déclaré le ministre.

Le Bénin est une terre d’opportunités et la porte d’entrée du marché ouest-africain. Les fondamentaux de ses perspectives socio-économiques sont meilleures. Une série de mesures, telles que l’amélioration de la réglementation régissant la création, l’exploitation et la fermeture d’entreprises, toutes introduites par l’intermédiaire du Pag, visant à améliorer le climat des affaires sont mises en place.

Avec des progrès accomplis chaque jour et des résultats obtenus tous les mois, le Bénin montre qu’avec détermination, vigueur et vitalité, des réalisations novatrices sont possibles.

Le Chef de l’Etat béninois Patrice Talon, arrivé au Japon le mardi 27 août, a déclaré via son compte Facebook : « A la tête de la délégation béninoise pour les travaux de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 7) qui se déroulera du 28 au 30 août 2019. Cette rencontre de haut niveau, sera l’occasion pour moi de présenter aux partenaires, les projets d’investissements spécifiques du Programme d’Action du Gouvernement (PAG). »

 

59 ans d’indépendance du Bénin : Message du Président Patrice Talon

Cotonou, le 31 juillet 2019

Béninoises, Béninois,

Chers compatriotes,

La célébration de notre fête nationale, chaque année, nous donne l’occasion de nous souvenir de l’œuvre de tous ceux dont l’idéal, la lutte et les sacrifices ont porté notre quête de liberté et de dignité, puis notre exigence d’indépendance et de développement de la nation béninoise.

Hier comme aujourd’hui, leur souvenir reste vivace dans nos esprits et notre fierté envers eux ne faiblit pas. En renouvelant ce rituel républicain, nous exaltons les valeurs qui, depuis l’origine, nous caractérisent afin de les perpétuer de génération en génération. Ces valeurs font de nous, un peuple brave et fier, un peuple travailleur et tolérant dont la mosaïque, loin d’être un handicap, est une richesse vivifiante de notre développement commun.

Et quand bien même, dans ce gratifiant vivre ensemble, viennent à survenir des épreuves, nous savons toujours nous retrouver, nous parler et conjuguer nos efforts pour repartir de l’avant, avec encore plus de foi en l’avenir. Tel est le ferment qui nourrit notre communauté de destin et nos certitudes de lendemains meilleurs.

Mes chers compatriotes,

Notre processus de développement a besoin de la conjonction des énergies et des ambitions de tous. Il nécessite que parfois, face à l’âpreté des défis, nous allions plus vite que d’ordinaire. C’est justement pourquoi, depuis trois ans, après le diagnostic posé sans complaisance, qui nous révèle nos faiblesses structurelles et nous place face à nos urgences, la dynamique que j’ai imprimée à l’action publique veut que nous fassions preuve de beaucoup plus d’efforts et d’ambitions que par le passé. A cet égard, nous avons enregistré de bons résultats. Nous pourrions même dire, en toute modestie, que ce sont quelques prouesses, quand on sait d’où nous sommes partis.

Mes chers compatriotes,

N’avons-nous pas fait un certain chemin en ce qui concerne l’électricité, l’eau, la santé, l’éducation, les actes de naissance, la sécurité dans nos contrées et sur nos routes, les routes inter-communales et interrégionales, l’asphaltage en cours dans nos quartiers, les pistes rurales, la production agricole, le football, etc. ? Ce sont là autant de repères qui témoignent des fruits de plus en plus visibles de nos efforts collectifs.

Chers compatriotes,

Fort de nos avancées dans le domaine de l’identité des personnes et après l’assainissement du secteur de la micro-finance, j’ai décidé, avec le Gouvernement, de donner une plus vaste ampleur au programme de micro-crédits aux plus pauvres. Ainsi, la dotation de 6 milliards de francs CFA, affectée en mars dernier aux micro-crédits aux plus pauvres, sera portée à 10 milliards de francs CFA au titre de cette même année 2019. Ce même montant sera reconduit chaque année pour le renforcement des fonds de micro-crédits aux plus pauvres, afin d’impacter toujours plus de bénéficiaires. Dans la même logique, j’ai décidé, avec le Gouvernement, d’instituer un programme spécial d’insertion dans l’emploi.

Ce programme consistera à recruter chaque année, à la charge de l’Etat, 2000 jeunes diplômés à placer dans des entreprises privées ou publiques, sur une période de deux ans, avec l’espoir qu’ils sauront se rendre utiles et efficaces pour se faire recruter à l’issue de la période d’insertion, ou alors qu’ils sauront voler de leurs propres ailes dans l’autoemploi. Ces initiatives à fort impact social constituent, sans conteste, autant de preuves de la répartition équitable des fruits de la croissance économique qui, elle-même, parce qu’elle est de plus en plus élevée, atteste que notre pays est effectivement entré dans une phase de développement soutenu. Nous pouvons nous en féliciter.

Mais pour être davantage perçue afin d’impacter plus encore nos conditions de vie, cette dynamique que soulignent et saluent tous les organismes internationaux spécialisés, doit être maintenue et amplifiée. C’est à cette condition que nous pouvons espérer qu’en entrant dans son troisième âge l’année prochaine, le Bénin aura passé un palier, pour s’inviter durablement dans le cercle des nations qui avancent. Le Bénin révélé serait ainsi irrémédiablement en marche.

Le Bénin qui a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils, y compris ceux qui, dans leur parcours, ont connu des moments de faiblesse au point d’entrer en conflit avec les lois de la République. Convaincu que l’énergie de ceux-là est aussi nécessaire à notre progrès, j’ai décidé d’accorder la grâce à ceux d’entre eux qui en remplissent les conditions. Je les invite, par conséquent, à se montrer désormais dignes de cette confiance de la République.

Bonne fête nationale à toutes et à tous !

Vive le Bénin !

Le président indien Ram Nath Kovind annonce une ligne de crédit de 100 millions de dollars au profit du Bénin

Le président indien Ram Nath Kovind, en visite officielle en Afrique de l’Ouest, a notamment annoncé que l’Inde mettra à la disposition du Bénin une ligne de crédit de 100 millions de dollars pour la réalisation des projets de développement au Bénin.

C’est la première fois qu’un président indien foule le sol Béninois. Cette visite officielle du président Ram Nath Kovind, est vue comme un symbole de rapprochement et son déplacement galvanise la communauté indienne vivant au Bénin. « Moi, quand je suis arrivé, on était à peu près 25 voire 30″ (..) »Aujourd’hui, grosso modo, 1500. Il y a des périodes on a atteint 2000, 3000. Souvent ils sont dans le commerce. D’autres sont dans l’industrie, l’anacarde ou le bois. »  A expliqué Ashok Mirchandani, le consul général honoraire de l’Inde au Bénin.

La visite du chef de l’Etat de l’Inde a permis entre autres, d’approfondir la coopération jusque-là faible, entre les deux pays. Après un entretien en tête à tête, le président indien et Patrice Talon ont convenu de plusieurs accords dont ceux portant sur l’exemption de visa, la sécurité maritime et une coopération sur la télémédecine et la télé-éducation.

Je veux retenir comme annonce essentielle, les éléments de l’accord que nous avons signé, par lequel l’Inde apportera au Bénin, son expérience, ses compétences en matière de médecine et d’éducation en générale”, a souligné le président Patrice Talon.

“L’Inde est ainsi devenue le premier partenaire commercial du Bénin”, a renchéri Ram Nath Kovind. “Notre régime de préférences tarifaires en franchise de droits a permis au Bénin d’accroître ses exportations de 68 % l’an dernier pour atteindre au moins 336 millions de dollars”, a-t-il ajouté.

Après deux jours passés au Bénin, Ram Nath Kovind a quitté Cotonou ce mardi 30 juillet 2019 pour la Gambie. Il a été raccompagné par le Ministre béninois des Affaires et l’ambassadeur Simon Adovelandé.

Communiqué conjoint Bénin-Inde

COMMUNIQUE CONJOINT

1- A l’invitation de Son Excellence monsieur Patrice Talon, Président de la République du Bénin, chef de l’Etat, chef du gouvernement, Son Excellence monsieur Ram Nath Kovind, Président de la République de l’Inde, a effectué une visite d’Etat au Bénin, les 28, 29 et 30 juillet 2019, à la tête d’une importante délégation.

2 – A son arrivée à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, le Président Ram Nath Kovind a été accueilli par monsieur
Aurélien A. Agbenonci, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Cette visite historique, est la toute première en terre béninoise d’un homme d’Etat indien de ce rang, témoignant ainsi clairement du grand intérêt que l’Inde porte au Bénin.

3 – A l’occasion de cette visite, les deux chefs d’Etat ont eu, un tête-à-tête au Palais de la Marina, au cours duquel ont été abordées les questions relatives à la coopération bilatérale, au partenariat Inde-Afrique et à la situation dans le monde. Cet entretien qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse a permis aux deux hommes d’Etat d’exprimer leur satisfaction des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent le Bénin et l’Inde et de marquer leur volonté commune de les consolider davantage. Ils ont convenu de poursuivre leurs efforts pour élargir leur panier d’exportations et soutenir les investissements mutuels.

4- Les deux chefs d’Etat ont exprimé leur satisfaction sur la coopération dans le domaine de l’aide au développement entre les deux pays. Le Président Kovind a annoncé l’ouverture d’une ligne de crédit de 100 millions Usd au profit du Bénin pour ses projets prioritaires nationaux.
Reconnaissant l’importance d’investir dans le renforcement des capacités des ressources humaines, le Président Kovind a annoncé des formations en langue anglaise pour les cadres de l’Administration béninoise. Les deux (02) chefs d’Etat se sont également penchés sur la possibilité de renforcer la formation en matière de défense, notamment dans les domaines de la lutte contre le terrorisme et la piraterie maritime.

5- Les chefs d’Etat ont reconnu que les échanges entre l’Inde et le Bénin depuis des décennies constituent un pilier de consolidation de liens entre les deux peuples.
À cet égard, le président Kovind a annoncé l’inclusion du Bénin dans le système de visas électroniques de l’Inde afin que les ressortissants Béninois puissent accomplir en ligne les formalités de visas d’affaires, touristiques et d’autres types de visas.

6 – Les deux parties ont matérialisé le renforcement des bases juridiques de leur coopération par le renouvellement de certains accords bilatéraux venus à terme et la signature de nouveaux accords, à savoir :
– l’Accord portant sur le programme d’échanges culturels mass médias, de la jeunesse et sports entre le Bénin et l’Inde ;
– l’Accord sur la télémédecine et la télé-éducation ;
– l’Accord portant exemption mutuelle de l’obligation de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques, officiels et de service ; et – l’Accord portant sur la coopération dans le domaine des crédits à l’exportation et d’assurance-investissement.

7- Les Présidents béninois et indien, se fondant sur les bonnes relations d’amitié et de coopération liant le Bénin et l’Inde, se sont engagés à bâtir dans l’intérêt des deux pays, un partenariat économique mutuellement bénéfique et à saisir à cet effet toutes les opportunités d’investissement et de coopération contenues dans le Programme d’Action du Gouvernement béninois à travers l’implication des secteurs public et privé des deux pays.

8- Outre la formation des ressources humaines qui est l’un des axes de coopération ciblés par les deux parties, le développement des échanges commerciaux, du secteur de l’énergie renouvelable, de la santé, des échanges culturels et des technologies de l’information et de la communication sera privilégié.

9- Les deux hommes d’Etat ont également convenu que la deuxième session de la Commission Mixte Inde-Bénin, au niveau ministériel, se tiendra à New Delhi à une date à convenir d’accord-partie.

10- Les deux chefs d’Etat ont également abordé des questions de politique internationale, notamment le terrorisme international, et autres conflits armés qui ne sont pas de nature à favoriser la paix et la stabilité dans le monde. Ils se sont engagés à se soutenir mutuellement sur des questions d’intérêt commun au niveau des instances internationales.

11- Au cours de son séjour, le Président de la République de l’Inde a prévu de se rendre à l’Assemblée Nationale où il aura des échanges avec le Président du Parlement béninois portant sur la nécessité d’établir une coopération institutionnelle entre les Parlements béninois et indien. Le Président Kovind prononcera également un discours devant les Députés béninois.

12- La visite d’Etat du Président de l’Inde s’achèvera par sa rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin.

13- Le Président Kovind a adressé une invitation au président Patrice Talon à se rendre en visite d’Etat en Inde. Le chef de l’Etat béninois a accepté avec plaisir cette invitation dont la date sera convenue par voie diplomatique

Fait à Cotonou, le 29 juillet 2019.

La déclaration de Patrice Talon après la rencontre avec les partis politiques

Lundi 15 juillet 2019, le président Talon a rencontré les partis politiques qui n’ont pas obtenu leur certificat de conformité. Cette rencontre est dans le cadre du dialogue « franc et direct » promis par le chef de l’Etat, le 20 mai dernier, suite à une violente crise post-électorale.

C’est afin de mettre au clair certains points avant l’effectivité du dialogue entre la classe politique et le gouvernement, que Patrice Talon a initié cette séance avec les partis politiques en difficulté avec l’obtention du certificat de conformité, pour savoir comment s’y prendre. Le chef de l’État s’est exprimé sur cette rencontre via sa page Facebook. « J’ai écouté et entendu les préoccupations des uns et des autres. À la fin des échanges, j’ai instruit le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique à se rapprocher de chaque parti en cause afin de faire les ajustements nécessaires pour leur permettre de retrouver une existence juridique claire ».

« La prochaine étape sera la rencontre avec tous les partis régulièrement constitués pour convenir des améliorations à apporter à la charte des partis et au code électoral sans remettre en cause la réforme du système partisan, chère à mes yeux », avait-il annoncé au cours de la rencontre.

Le parti de Boni Yayi répond à l’invitation de Patrice Talon, l’opposition divisée

Une rencontre est prévue ce 15 juillet entre Patrice Talon et la classe politique. Et alors qu’au niveau de l’opposition, tous ne semblent pas d’accord sur l’attitude à adopter, le parti de Boni Yayi a répondu favorablement à l’invitation du chef de l’Etat.

En effet, le bureau politique du parti de l’ancien président a décidé de ne pas faire la politique de la chaise vide. Le communiqué final de la séance rendu par Laurent De Laure Faton, Secrétaire National adjoint à l’Economie Numérique des FCBE (Forces Cauris pour un Bénin émergent) indique donc : « Après un tour de table qui a permis aux participants de donner chacun son appréciation, une large majorité des participants a opté pour la participation du parti FCBE à cette rencontre ».

Mais même si les participants avaient décidé de tenir informer les autres composantes de l’opposition de leur intention de participer à la réunion avec le chef de l’Etat, c’est un autre son de cloche du côté de du parti Restaurer l’Espoir de Candide Azannaï. En conférence de presse dimanche dernier, c’est en présence des militants de son parti qu’il a déclaré que leur formation politique ne prendra pas part à cette rencontre. Et ce, en pointant du doigt le problème de la démocratie, qui selon lui, n’existe plus avec le régime actuel. Candide Azannaï n’envisage donc pas de discussion avec un régime qu’il considère dictatorial.

Et il n’est pas le seul, Sabi Sira Korogoné également, ne compte pas y prendre part. Et c’est à travers sa page Facebook qu’il a exprimé clairement son désaccord avec les opposants qui souhaitent se rendre au Palais de la Marina aujourd’hui. « Nous jeunes, nos considérations dépassent le niveau de ses pseudos partis politiques ridiculisés et détruits par Talon. Nous ne sommes pas désespérés au point d’accepter une perche illusoire. Tous ceux qui s’y retrouveront seront considérés désormais comme ennemis de la résistance. Aujourd’hui nous n’avons plus besoin de ces partis politiques pour arriver à nos fins (…) Le mouvement est en marche et bientôt on verra le vrai peuple agir. Ceux qui voudraient suivre suivront mais ceux-là qui ne raisonnent aujourd’hui que sur la base de leur intérêts personnels se retrouveront nez à nez avec le vrai peuple. Nous allons les livrer. Si aller rencontrer Talon pouvait régler un problème on les a vus aller le voir avant les élections ». Déclare fermement Korogoné.

Invités par Patrice Talon, les opposants se concertent au préalable

Les dernières élections législatives se sont déroulées sans l’opposition. Les leaders des différentes formations la constituant se concertent actuellement, afin de décider de la suite à donner à une invitation de Patrice Talon.

Les partis de l’opposition sont conviés au palais de la Marina pour le lundi 15 juillet à 17 heures. Selon le communiqué, il s’agira pour le président de la république et les partis de l’opposition n’ayant pas des pièces administratives requises, d’échanger à ce sujet. Dans la soirée du jeudi 11 juillet, certains de ces partis ont tenu des rencontres à l’interne pour définir la marche à suivre dans ce cas. Et c’est à l’issue de ces petites cellules de concertations qu’une réunion entre les leaders de l’opposition aura lieu. Et ce, afin d’aboutir à une convergence de points de vue, et savoir ce que répondra l’opposition à l’appel du chef de l’Etat.

Cependant certaines indiscrétions font état d’un manque de cohésion entre les partis invités. En effet, les uns seraient favorables à cette rencontre et voient en cette invitation une occasion à saisir pendant que les autres seraient réticents. Notons que cette rencontre entre dans le cadre du dialogue politique (annoncé en mai dernier) en vue de la décrispation éventuelle de la crise post-législative. Les membres de l’opposition arriveront-ils à se mettre d’accord ? Si non, que se passera-t-il ?