Benin : fête de l’indépendance sous une possible décrispation

Le président Patrice Talon a assisté au défilé de la 62e anniversaire de l’indépendance de son pays avec à ses côtés plus farouches opposants.

 

Le Bénin a célébré lundi 1er août le 62e anniversaire de son indépendance. Le président Patrice Talon a assisté au défilé avec à ses côtés ceux qui l’ont toujours accusé de dérive autoritaire et d’avoir abîmé la démocratie béninoise. Il faut noter que c’était une première.

La photo est inhabituelle. Dans la tribune présidentielle depuis laquelle Patrice Talon assiste au traditionnel défilé se tiennent également ses prédécesseurs Nicéphore Soglo et Boni Yayi, ainsi que le chef du parti Les Démocrates, Éric Houndete. Tous ont accepté l’invitation. Soglo a écourté un séjour sanitaire pour être présent et Boni Yayi, médiateur de la Cédéao pour la Guinée, est rentré de Bissau il y a quelques jours.

La décrispation serait-elle en marche ? Le président des Démocrates estime qu’elle n’est pas encore totale. « Nous sommes venus saluer le drapeau et nous espérons que le chef de l’État entendra nos cris. Lorsqu’il m’a fait l’honneur de nous saluer, je lui ai dit que nous avons besoin de parler pour que le pays avance. Nous sommes venus donner le gage de notre disponibilité à l’apaisement », indique Eric Houndete.

Nicéphore Soglo et Boni Yayi, vêtus de boubous blancs, étaient au premier rang. « Il m’a promis la décrispation, la libération de tous ceux qui sont en prison, de ceux qui sont en exil, confie Nicéphore Soglo, resté presque tout le temps assis pendant le défilé. Moi, de toute façon, je suis comme Saint Thomas. Je ne demande qu’à voir. »

Nicéphore Soglo est très concerné. Son fils Léhadi, révoqué de la mairie de Cotonou et condamné pour abus de fonction, vit en exil en France, depuis 2017. « Je n’ai pas pris de décret pour bannir un Béninois », s’était défendu Patrice Talon lors de la visite du président français Emmanuel Macron.

Bénin : le retrait de la plainte de Boni Yayi fait polémique

L’ancien président du Bénin, Boni Yayi avait porté plainte contre l’Etat pour « violation des droits humains », devant la Cour de justice de la Cedeao.

 

Le retrait de la plainte de Boni Yayi contre l’Etat béninois pour « violation des droits humains », devant la Cour de justice de la Cedeao a suscité une vive polémique au sein de l’opinion publique. Pour certains, l’ancien président de la République s’est rétracté parce qu’il aurait eu des promesses mirobolantes de la part de Patrice Talon. Mais selon Rachidi Gabdamassi, il n’en est rien.

« L’ancien président Boni Yayi a agi pour intérêt général ». C’est ce que pense le député Rachidi Gbadamassi, qui salue d’ailleurs la démarche du président d’honneur du parti « Les Démocrates ». Selon le parlementaire, Boni Yayi, en retirant sa plainte contre l’Etat béninois est dans une démarche de pacification. Un acte, qui selon Gbadamassi, correspond bien à son rôle d’ancien Chef d’Etat.

Rachidi Gbadamassi appelle les Béninois à mettre fin à la polémique autour de cet acte posé par Boni Yayi. « Je pense en toute humilité, que les gens laissent Boni Yayi tranquille. Il a droit à une retraite paisible après avoir tout donné à ce pays là », a-t-il déclaré au micro de Reporter Bénin Monde.

Pour lui, il ne sert à rien d’entretenir les conflits entre l’ancien président et son successeur Patrice Talon. « Ceux qui pensent qu’ils vont trouver leur compte dans le conflit entre Boni Yayi et Patrice Talon sont passés à côté. Nous demandons au président Boni Yayi de continuer d’aller jusqu’au bout au nom de l’intérêt supérieur de la nation », a déclaré Rachidi Gbadamassi.

Bénin : Patrice Talon reçoit en audience Boni Yayi

Le chef de l’État béninois Patrice Talon a reçu en audience lundi soir 13 juin son ancien allié et opposant Boni Yayi. C’est la seconde fois qu’il recevait son prédécesseur en 8 mois.

 

« Cela apportera toujours un plus, il y a le droit d’ainesse et l’expérience », c’est ainsi que le chef de l’État justifie son idée de voir plus souvent, ses prédécesseurs. Le président béninois a d’ailleurs annoncé qu’il allait formaliser rapidement un cadre d’échanges et de contacts entre les anciens chefs d’État et le président en exercice. Avant Boni Yayi, Patrice Talon a reçu il y a quelques jours l’ancien président Soglo et les anciens présidents de l’Assemblée.

La rencontre de ce lundi s’est déroulée en tête-à-tête et sans témoin, comme en septembre 2021. Elle a eu lieu dans une salle d’audience du troisième étage du palais de la Marina et a duré une heure et quart environ. À la fin, les deux hommes se sont exprimés devant les médias du service public. « C’est utile ce genre d’échanges. J’ai rencontré il y a quelques jours le président Soglo, nous avons eu les mêmes échanges dans une ambiance très conviviale, très fraternelle. Nous avons échangé sur le coût de la vie, la cohésion sociale, l’insécurité, la paix politique et tout ce que ça comporte », a déclaré M. Talon.

De son côté, Boni Yayi a affirmé : « On a fait le tour d’horizon des sujets qui sont sur la table en ce moment et qui ont trait à la consolidation de la paix ».

Patrice Talon a parlé de paix politique, Boni Yayi a évoqué les sujets qui ont trait à la consolidation de la paix… Les appels au dégel se poursuivent. Il y a sur la table en effet la requête de l’opposition de libérer les opposants Reckiath Madougou et Joël Aivo, ainsi que de favoriser le retour des exilés.

Bénin : l’ancienne ministre Bernadette Agbossou tuée par balle ce 10 janvier

Les malfrats ont tué Bernadette Agbossou ce lundi 10 janvier 2022 au cours d’un braquage qui visait un Nigérian détenteur d’une forte somme d’argent.

L’ancien ministre Bernadette en chemin pour se rendre à Lokossa. Elle se allait participer au lancement des travaux d’un atelier initié par le Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) structure dont elle était la Directrice. Mais le déplacement tourne au drame. Bernadette Sohoudji Agbossou a été froidement abattue par des individus identifiés comme des malfrats.

Le drame s’est produit à hauteur de Pahou dans le département de l’Atlantique le lundi 10 janvier 2011 et l’ancienne ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle et membre influent du régime Boni Yayi, Bernadette Agbossou née Sohoudji a succombé à ses blessures.

A l’époque, le chef de la brigade de Ouidah avait expliqué que les bandits auraient tendu une embuscade à un nigérian qui transportait une somme importante à bord d’un taxi filé depuis Hillacondji par ceux-ci. Le conducteur pris de panique aurait accéléré, obligeant ces hors-la-loi à ouvrir le feu sur le premier véhicule, tenant ainsi en respect tout le cortège qui ne pouvait plus faire demi-tour.

Dans la fusillade, les balles ont blessé légèrement l’occupant assis à côté du conducteur du véhicule avant d’aller toucher Bernadette Sohoudji Agbossou qui décède sur le champ.

Qui est Bernadette Agbossou ?

Originaire du département du Couffo, Bernadette Sohoudji épouse Agbossou est née à Avéganmey dans la commune de Klouékanmey. Ancienne étudiante de l’Université de Montréal (Canada), elle est titulaire d’un Ph.d et a été enseignante à l’Ecole nationale d’Administration et de magistrature (Enam) de l’Université d’Abomey-Calavi.

Mère de trois (03) enfants, le président Yayi Boni lui a fait confiance en la nommant le 17 juin 2007, dans son gouvernement comme ministre de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle (Mesftp), poste qu’elle occupa jusqu’à la fin du mois d’octobre 2008.

Bernadette Sohoudji Agbossou est sortie de l’équipe gouvernementale suite au remaniement technique du 22 octobre 2008. Elle fera parler d’elle à nouveau après le Conseil ordinaire des ministres du 07 avril 2010 où le chef de l’Etat lui confia la gestion du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) en tant que directrice générale.

Après sa prise de service le jeudi 15 avril 2010, l’ancienne ministre de nature très calme et très effacée dirigea cette structure portuaire jusqu’au soir du lundi 11 janvier 2011où elle a été tragiquement assassinée.

 

Bénin : Sounon Bouko Bio installé député titulaire à l’Assemblée nationale ce 21 décembre

Le président de l’Assemblée nationale du Bénin a installé ce mardi 21 décembre 2021 Sounon Bouko Bio à ses fonctions de députés titulaire. L’ancien suppléant remplace Adam Bagoudou nommé ambassadeur.

Son installation a eu lieu ce mardi au siège de l’Assemblée nationale. L’honorable Sounon Bouko Bio quitte le siège de député suppléant. Le président de l’Assemblée nationale l’a installé sur le siège de Adam Bagoudou. Ancien député titulaire, il a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Bénin auprès du Royaume d’Arabie Saoudite.

L’ancien maire de la ville de Tchaourou rejoint la 8è législature. Le nouveau député place son mandat sous le signe de la réconciliation. Il s’inscrit ainsi dans la logique de l’honorable Adam Bagoudou, qui au vu du conflit socio-politiqué survenu à Tchaourou, n’a de cesse de travailler pour la paix dans la localité dont est originaire l’ancien président Boni Yayi, grand opposant du régime en place.

Bénin : l’opposition remet en cause l’indépendance de la Criet

Après la condamnation de Reckya Madougou à 20 ans de prison samedi le 11 décembre 2021 au Bénin, de Joël Aïvo à 10 ans de prison le 07 décembre, l’opposition dénonce la dépendance de la Cour à la volonté du système en place.

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) condamne samedi 11 décembre l’opposante Reckya Madougou à 20 ans de prison. La cour siégeant à Porto-Novo capitale du Bénin reconnaît l’ancienne garde des sceaux du gouvernement de Boni Yayi, coupable de « complicité d’actes terroristes ».

L’auteure de « Mon combat pour la parole » est accusée d’avoir financé une opération visant à assassiner les personnalités politiques pour empêcher le déroulement de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Une procédure électorale au cours de laquelle la candidature de Mme Madougou a été rejetée. L’ancienne porte-parole du gouvernement, 47 ans, a plaidé non-coupable à la barre. « Cette cour a délibérément décidé de clouer au pilori une innocente. Je n’ai jamais été et je ne serai jamais une terroriste », a déclaré l’opposante. Mais la cour a prononcé contre elle la peine requise par le procureur.  

Reckya Madougou, un cas parmi tant d’autres

Le 07 décembre 2021, la même cour créée en 2018, condamne Joël Aïvo, une autre figure de l’opposition béninoise. La juridiction spéciale inflige 10 ans de prison ferme à l’agrégé de droit public pour « blanchiment de capitaux » et « financement du terrorisme ». C’est dans une affaire de déstabilisation de l’État. Tout comme Reckya Madougou, Joël Aïvo clame son innocence.

En 2018 et 2020, la Criet condamne Sébastien Ajavon par contumace à 25 ans de prison pour trafic de drogue, « faux, usage de faux et escroquerie ». L’opposant arrivé 3è lors de la présidentielle de 2016 vit en exil. Outre ces hommes et femmes politiques, une centaine de blogueurs, militants, manifestants sont en détention au Bénin.         

La Criet instrument du pouvoir ?

Cette condamnation successive des figures politiques au Bénin suscite des réactions au sein de l’opposition. Le parti Les Démocrate s’est mobilisé depuis samedi dernier pour accorder son soutien à Reckya Madougou. Ce parti dénonce à travers les réseaux sociaux et le rassemblement le musèlement de l’opposition. Le mouvement se mobilise pour saisir le chef de l’Etat Patrice Talon le seul qui selon lui, peut modifier la décision de la Criet. Les autres détracteurs de la cour soutiennent qu’elle est l’instrument du régime en place pour neutraliser les opposants.

Parti politique : FCBE désormais sans Boni Yayi

Le parti Forces Cauris pour un Bénin Emergeant fait encore parler de lui. Depuis la matinée de ce 05 avril 2020, l’actualité de cette formation politique défraie la chronique.

Pour cause, le président d’honneur du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergeant (FCBE) a rompu les amarres avec le parti. Sur sa page facebook, l’ancien président de la république a annoncé son retrait du parti. Selon lui son parti serait devenu l’un des pôles politiques du régime en place.

Par ailleurs, en annonçant sa démission des FCBE, Boni Yayi interdit  l’utilisation de son image, de son nom et de sa caution sous quelques formes que ce soit par tout candidat de la liste FCBE. Il se réserve le droit de poursuivre toute personne qui va outrepasser cet avertissement.

Voici l’intégralité de son message :

« Chers militants,

J’implore encore la volonté de Dieu de nous épargner cette crise sanitaire qui secoue l’Humanité. Puisse le Père Céleste, Dieu Tout-Puissant, intervenir pour sortir le monde de cette pandémie du siècle.
Je partage vos douleurs occasionnées par ce virus ravageur dans tous les domaines et je suis de cœur avec vous à tout moment. À cet effet, je lance un appel à un consensus national sans aucune distinction politique, de région, de confession, de race, ou d’ethnie et à la consolidation de l’unité nationale face à ce drame.
Le Père Céleste avec sa bonté sans limite nous exaucera très bientôt avec la détermination et le leadership qu’affichent toutes les forces vives de nos nations.

Chers Militants,

Notre pays a adhéré aux valeurs communes à l’Union Africaine, en vue d’aboutir à l’Afrique que nous voulons en 2063, qui de surcroit intègrent les Objectifs de Développement Durable (ODD) adoptés aux Nations Unies au titre de l’année 2030. Comme vous le savez, aucune nation ne peut prétendre à ce développement durable sans les principes fondamentaux basés sur la paix, la stabilité, la sécurité, l’état de droit, la démocratie, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, l’autonomisation de la jeunesse et des femmes, ainsi que la consolidation de la société civile et des communautés.

Notre pays a souscrit aux instruments juridiques de la communauté internationale et au cadre stratégique de la bonne Gouvernance en Afrique. En ma qualité d’ancien Chef d’État et d’ancien Président de l’Union Africaine, le rôle de leadership transformateur que chacun doit jouer pour que ces valeurs soient ancrées dans la gouvernance de notre pays et de nos partis politiques me préoccupe énormément.

Dans notre Loi Fondamentale adoptée en 1990, les partis politiques animent la vie politique pour la préservation de cette meilleure gouvernance des affaires de notre cité commune :
Une gouvernance du peuple, par le peuple et pour le peuple. Pour que la nation puisse en tirer profit, la charte des partis politiques doit être construite de manière consensuelle et exiger la diversité des projets de société.

Point n’est besoin de vous rappeler qu’au regard de ces principes et valeurs, le Bénin a pris une option contraire. Par exemple je mets l’accent sur la gouvernance électorale marquée par le choix d’enlever au peuple son droit de choisir librement ses représentants à travers des processus électoraux non consensuels et d’exclusion. Nous sommes ainsi depuis cette date témoins de nominations à des postes électifs. Depuis les élections Législatives non inclusives du 28 avril 2019, le Bénin a opté pour des élections non équitables, injustes et non transparentes avec un déficit d’équité tant au niveau de la nation qu’au niveau des partis politiques.

Nous avons encore en mémoire le drame des élections législatives non inclusives d’Avril 2019 et c’est le lieu pour moi de m’incliner une fois de plus, et très respectueusement, devant la mémoire de nos compatriotes qui ont payé de leur vie le combat pour le retour de l’État de droit et des élections transparentes.

Il est regrettable de constater que ce processus d’exclusion continue par des réformes personnelles au rang desquelles figure la charte des partis politiques. Cette charte nous conduit inexorablement à un parti unique à la solde du Président de la République, avec la complicité de toutes les Institutions et Organes. Pour rappel, cette idéologie du parti unique a été rejetée par notre peuple depuis la Conférence Nationale de 1990.

Sur la base de cette nouvelle vision de nos gouvernants depuis 2016, ma conclusion est leur volonté de faire disparaitre, avec la complicité d’un groupe de militants, le parti FCBE.

C’était tout comme si le récépissé était conditionné entres autres à l’exclusion de certains militants. Ce récépissé a été négocié par un groupe illégitime selon le rapport qui m’a été fait par la plupart des membres du Bureau Exécutif National du parti. La gestion des positionnements sur la liste des candidats et le rejet du rapport de certains coordonnateurs communaux me confortent dans l’idée que le parti FCBE d’aujourd’hui n’est pas celui qui a été mis en place au Congrès de Parakou. Le virus de l’exclusion a emporté FCBE, l’obligeant à devenir l’un des pôles politiques du Président TALON dans la perspective du parti unique au niveau national visé par celui-ci, puisque les partis en compétition sont tous de la majorité présidentielle. Tous les moyens coercitifs de l’État sont mis à contribution à cet effet.

Pour tout processus électoral, le Président Talon a confirmé sa phobie de l’opposition, de la contradiction et de la compétition. Cette compétition fait aussi défaut dans la gestion des autres secteurs, notamment les marchés publics.

Aujourd’hui en définitive, cette faction des FCBE qui se prépare à aller au scrutin des Communales a fait le choix de cette autoroute de l’exclusion pour jouir des privilèges qu’offre ce choix. FCBE est désormais bel et bien un pôle politique du Président TALON.

Je devais partager cette conviction qui est confirmée par les coordinations chargées de transmettre les propositions de candidature choisies démocratiquement depuis nos villages, nos arrondissements et nos communes. Sont exclus, ceux qui sont soupçonnés de ne pas partager la vision du chef de l’État à laquelle est soumis le groupe à qui le récépissé a été confié.

Je ne saurai cautionner un tel état de fait. Je ne saurai militer au sein d’un parti qui a été confisqué en raison de son engagement pour le retour de l’État de droit et de la démocratie et qui tenait à rester dans l’opposition à la gouvernance actuelle des affaires de notre patrie commune.

J’ai donc le regret de vous annoncer que je me retire du parti FCBE et je demande à tous les militants de prendre leurs responsabilités et décisions selon leur conscience au regard de la paix, de la sécurité, de la stabilité et du nécessaire développement de notre pays. Je souhaite qu’ils ne s’écartent pas du peuple et de l’intérêt général.

Je me retire du parti FCBE tout en me réservant le droit et le devoir d’opiner sur la gestion des affaires de notre pays car le Bénin nous appartient tous. Je suis un Homme d’État, de paix et je le resterai. L’avenir radieux de la jeunesse de mon pays me préoccupe énormément.

Par conséquent, j’interdis formellement l’utilisation de mon image, de mon nom et de ma caution sous quelques formes que ce soit par tout candidat de la liste FCBE. J’engagerai au besoin les actions pénales idoines pour faire respecter mon choix.

Ce choix est personnel et je souhaite être compris par les militants qui ont fait de FCBE un des plus grands partis du pays, convoité par le pouvoir en place.

Nous ne pouvons, en face d’une évidence manifeste, nous faire complices de nos bourreaux désormais tapis dans notre maison et je ne saurai faire campagne pour mes compatriotes dont je ne connais ni la vision ni le positionnement par rapport à la ligne politique du parti à sa création à Parakou.

Aux militants,

Une échéance électorale vous attend, en principe, en Mai prochain, et ma personne ne doit plus servir de bouc-émissaire aux nouveaux dirigeants pour parfaire leur mission de destruction de notre famille politique savamment construite depuis près de 17 ans. Ceux-ci ont choisi d’écarter les autres du processus électoral et rejettent la tenue d’un congrès pour tester leur légitimité.

L’administration ne doit pas s’immiscer dans la gestion interne d’un parti qui se dit de l’opposition.

Malheureusement ce clan illégitime de négociation du récépissé conditionnel n’y trouve pas d’inconvénients ou se dit tenu de s’y complaire pour ses ambitions personnelles et d’autres raisons qui lui sont propres, perdant ainsi ses repères et son identité.

La raison est claire : ledit clan n’a aucune légitimité sur la base des rapports qui m’ont été fait. Il l’a reconnu lui-même, la nature du régime l’a obligé à violer l’esprit et la lettre de la ligne politique de notre parti pour obtenir le récépissé. Le deal est un coup de massue à cette famille politique vieille de 17 ans. Cependant le plan de Dieu est pour le développement de ceux qui croient en lui. Ce plan est aussi conçu pour notre cher Bénin.

Mes prières et mes encouragements accompagnent notre patrie commune sous la lumière du Père Céleste, Témoin et Juge suprême de tous et de tous les actes, en ce moment où notre peuple est secoué par la misère et la crise sanitaire.

Que la Providence suprême nous bénisse et nous débarrasse ici et maintenant du Covid-19, la pandémie du siècle qui a déjà fait des dizaines de milliers de victimes dans le monde dont je salue la mémoire à l’heure où je m’adresse à vous.

Docteur Thomas Boni YAYI
Ancien Président de la République du Bénin
Ancien Président de l’Union Africaine »

Politique : Boni Yayi de retour à Cotonou

Parti de Cotonou en juin 2019  après les législatives d’avril contestés, les violences post-électorales et son blocus dans sa résidence,  Boni Yayi, ancien Président de la république du Bénin est retourné au bercail ce 29 décembre 2019. De bonnes sources, on apprend qu’il est arrivé à Cotonou vers 14h30, heures locales. Iles rentré par avion qui a atterri à l’aéroport Cardinal Bernardin Gantin.

En fin novembre 2019, l’information du retour de Boni Yayi a circulé dans certains milieux politiques. Certaines presses l’ont annoncée. En son temps, l’un des proches, fidèle lieutenant de l’ancien Chef d’Etat avait confirmé l’information. Mais personne n’en avait fait une fixation en prenant comme une parole d’évangile l’annonce du retour du leader charismatique du parti Forces Cauris pour un Bénin Emergeant.

Il faut rappeler que Boni Yayi est un personnage important de l’univers politique béninois. Sa personnalité n’est pas les moindre sur l’échiquier national. D’ailleurs dans le cadre de trouver une solution à la crise socio-politique qui secoue le Bénin,  il devrait rencontrer son successeur à la présidence du Bénin avec une délégation de la CEDEAO. Le 20 novembre Boni Yayi a foulé le sol béninois à bord d’un avion nigérian « Air force ». Il était effectivement accompagné d’une délégation de la CEDEAO. Avant Cotonou, Boni Yayi et la délégation de la CEDEAO avaient fait escale au Niger pour discuter avec le Président du Niger qui serait médiateur dans cette crise. Mais in fine, Boni Yayi ne s’est pas rendu à la présidence de la république pour rencontrer l’actuel Chef de l’Etat. La délégation de la CEDEAO s’y est rendue seule. Pourtant  à quelques jours de l’arrivée de Boni Yayi, en ce temps,  le ministre de la communication de la poste, porte-parole du gouvernement a parlé d’une rencontre festive entre les deux hommes d’Etat. Les petits plats seraient mis dans les grands pour accueillir Boni Yayi à la Présidence de la république.

Après ce rendez-vous manqué entre les deux hommes, l’eau a coulé sous les ponts. Les négociations ont dû être menées dans des cercles fermés pour qu’il rentre à Cotonou. Mais la question qui reste non élucidée encore est de savoir si l’ancien président est définitivement de retour dans son pays, ou va-t-il repartir après la  fête du nouvel an.

Bénin : Boni Yayi a quitté Cotonou sans rencontrer Patrice Talon

L’ancien Président de la république n’aura fait que quelques heures dans son pays, le Bénin. De passage à Cotonou dans l’après-midi de ce mercredi,  la visite de l’opposant béninois  a été expresse.

Aussitôt revenu au bercail après plusieurs mois d’exil, il est reparti sans avoir rencontré le Chef de l’Etat comme c’était annoncé. En effet, l’ex président de la république, désormais membre de l’opposition, s’était rendu à Cotonou avec une délégation de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans le cadre d’apaisement de la crise socio-politique qui secoue le Bénin depuis les législatives passées. Dans ce but, il est prévu une rencontre entre Boni Yayi et son successeur à la Présidence de la république en présence de la délégation de la CEDEAO. Mais à l’arrivée, Boni Yayi ne s’est pas rendu au palais de la présidence. Seule la délégation de la CEDEAO s’y est rendue.

Selon certaines indiscrétions, cette situation n’aura pas arrangé beaucoup de choses. Le refus du pouvoir de rencontrer certains membres de l’opposition serait la raison pour laquelle Boni Yayi aurait refusé in fine de se rendre à la présidence.

Finalement Boni Yayi est reparti de Cotonou à bord de l’avion nigérian Air force qui l’a amené. La délégation de la CEDEAO n’a pas pu rencontrer et discuter avec les membres de l’opposition.

Retour de Boni Yayi au Bénin

Dans la soirée de ce 20 novembre 2019, l’ancien président de la république du Bénin, Thomas Boni Yayi est retourné au bercail. C’est à bord d’un avion nigérian (Nigeria air force) que Boni Yayi a effectué le voyage sur Cotonou. Il a été accueilli par plusieurs cadres et militants de son parti Forces cauris pour un Bénin émergeant (FCBE).

 

 

 

Depuis plus de cinq mois l’ex Chef d’Etat devenu opposant farouche au régime actuel était exilé dans un autre pays gardé secret par ses proches. Tantôt il est annoncé au Nigéria.  Tantôt dans un pays européen. Boni Yayi avait quitté Cotonou après les législatives qui ont engendré de violences dont les plus intenses et remarquables ont eu lieu dans les environs de son domicile à Cadjehoun.

Son retour au pays fait suite à l’amnistie accordée à tous ceux qui sont impliqués dans les violences post électorales.

Il s’est rendu à Cotonou après une escale au Niger où il s’est  entretenu avec le Président de la république du Niger et une délégation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par le président de la commission de l’organisation.

Annoncé à la Présidente de la république du Bénin où il doit rencontrer le Président Patrice Talon, Boni Yayi n’est pas allé au palais de la marina. Il a préféré aller d’abord au domicile de l’ancien puis chez la famille de dame  Prudence Amoussou, une des victimes des violences poste électorales  pour présenter ses condoléances avant se rendre dans sa résidence à Cadjèhoun.

Est-il rentré définitivement ou s’agit-il d’une visite éclair dans son pays, le Bénin ? Selon certaines sources Boni Yayi pourrait repartir très bientôt dans son pays d’exil. Pour l’un des plus proches de Boni Yayi, l’ancien député NOURÉNOU ATCHADE: « BONI YAYI n’est pas encore complètement guéri de sa maladie, il n’a même pas eu l’autorisation de son médecin pour venir, je viens de le voir, il a encore les pieds enflés… ». C’est dire qu’il peut repartir ce jour même ou dans la semaine. Les jours à venir éclairciront davantage.

Remous au sein du parti FCBE : un camp demande pardon

La brouille qui secoue le parti Forces Cauris pour un Bénin Émergeant (Fcbe) n’est pas terminée. L’obtention du récépissé provisoire  dans des conditions incomprises de tous les dirigeants du parti les divise. En effet, le récépissé  est un document délivré par le ministère de l’intérieur et qui donne une existence légale aux partis politiques en république du Bénin.

Le cafouillage semé, deux camps s’affrontent. L’un justifie la nécessité de ce document pour le parti et l’autre rejette le papier et crie au complot de certains membres du parti avec le pouvoir en place. Pour ceux-ci les négociations de couloir qui ont abouti à la délivrance du sésame est un acte de sabotage parce que le parti se réclame toujours de l’opposition et ne souhaite ni de près ou de loin se lier au régime.

Malgré le méli-mélo, les partisans du récépissé ont conduit à terme le processus pour en avoir le document définitif. Le vendredi 27 septembre, le nouveau secrétaire exécutif du parti a tenu une conférence de presse pour une nouvelle fois justifier sa démarche et celle de son camp. Il a, par ailleurs, saisi l’occasion pour demander pardon au leader charismatique du parti, l’ancien président de la république, Boni Yayi, qui  dit ne rien savoir des agissements de ce camps ‘’pro récépissé’’. Aussi, a-t-il souhaité rencontrer Boni Yayi qui demeure président d’honneur du parti pour lui rendre compte.

Pour Paul Hounkpè, nouveau secrétaire exécutif du parti : «Avoir obtenu notre récépissé ne nous soumet à rien ! Surtout pas au pouvoir de la rupture dont la ligne politique est contraire à la nôtre ; ni au président»«Avoir obtenu notre récépissé ne signifie pas que le parti ait été vendu au président Talon ».

Les doutes ne sont pourtant pas tombés. L’unanimité est difficile à faire autour de sa personnalité et du récépissé obtenu. Tous attendent le dernier mot qui revient à Boni Yayi.

Remous au sein du parti Fcbe : L’adresse du président d’honneur, Boni Yayi

L’information d’obtention du récépissé du parti Forces cauris pour un Bénin émergents (Fcbe) alimente la polémique.

Le principal parti d’opposition de l’ancien président de la république, Boni Yayi est en effervescence. L’obtention du document à valeur d’existence légale divise.  L’exclusion de certains membres du parti, les négociations de couloir avec le pouvoir pour l’obtention du récépissé constituent, entre autres, des sujets à débat. Désormais, deux camps se dégagent du parti. Ils s’attaquent et contre-attaquent.

Dans ce tohu-bohu, le président d’honneur du parti, Boni Yayi sort de son mutisme dans lequel il s’est mué depuis son départ de Cotonou pour un pays européen où il se soigne. Voici l’intégralité de son message.

 

MON ADRESSE AU SUJET DE LA POLÉMIQUE ACTUELLE AU SEIN DU PARTI FCBE

Militantes et militants du Parti FCBE.
Béninoises et Béninois;
Mes très chers compatriotes,

Depuis la soirée d’hier 20 septembre 2019, de mon lit d’hôpital, j’ai appris qu’il s’est ouvert un débat sur fond de polémiques autour d’un certain récépissé provisoire qui aurait été attribué aux FCBE contre l’éviction de certains membres influents du parti, non condamnés, en exil pour leurs opinions et leur attachement aux idéaux du parti.

Je voudrais par la présente signaler qu’en ma qualité de Président d’Honneur, je n’ai été associé ni de loin ni de près à aucune étape de ce processus ou de ce deal alors que les statuts de notre parti l’exigent dès lors que ce processus concerne une orientation de fond. Je l’ai aussi vécu comme tout le monde sur les réseaux sociaux. Je ne saurais donc cautionner une telle démarche exclusive visant à affaiblir la Résistance que mène l’Opposition à laquelle appartient FCBE pour le retour de la démocratie et de la paix dans notre pays. Le préalable est la reprise du scrutin législatif du 28 avril 2019, sur une base consensuelle, équitable et transparente.

Notre démocratie doit éviter que les dirigeants procèdent à des nominations aux postes électifs. Notre Parlement, socle de notre démocratie, dans notre Loi Suprême de l’État, ne saurait déroger à cette règle surtout que l’élection de ses membres relève de la compétence du Peuple. Un Parlement sans opposition n’existe nulle part dans les grandes démocraties de notre temps contemporain.

Que dire donc de l’exception béninoise actuelle ?

Ce qui s’est passé n’est pas neutre sur la gouvernance actuelle et future de notre pays.

Toute exclusion dans un processus électoral de ce niveau n’est qu’un poison pour la Nation parce que source de tensions et d’instabilités pour aujourd’hui et demain.

J’invite donc tous les militants du parti à l’union et à la solidarité afin d’éviter le virus de la division que véhicule cette nouvelle manœuvre d’exclusion des responsables en dehors des organes compétents du parti.

Je renouvelle mes amitiés à tous et lance un appel à l’esprit de rassemblement pour accompagner notre chère patrie commune préoccupée par le retour de la démocratie, de la paix, de la justice, du respect des libertés fondamentales, du respect des droits de l’homme et de l’emploi pour la jeunesse.

Vive FCBE dans les coeurs

Que Dieu bénisse le BÉNIN

Président Dr Thomas Boni YAYI

Le retour de Boni Yayi au Bénin, annoncé pour octobre

Boni Yayi était parti en Europe pour des soins médicaux il y a deux mois, on annonce qu’il va mieux.

À en croire Jeune Afrique dans sa parution du 1er Septembre 2019, la santé de l’ex chef de l’Etat béninois s’est améliorée et un retour au pays serait possible dans les semaines à venir.

Boni Yayi, qui est allé en Europe pour se faire opérer d’une lombosciatalgie hyperalgique, irait mieux. Selon le magazine panafricain d’information, il aurait retrouvé tous ses sens au point où il serait entré en contact avec certaines personnalités politiques béninoises de l’opposition qui se retrouvent actuellement en exil.

Pour ce qui concerne le retour du prédécesseur de Patrice Talon au pays, même si un parent proche de la famille a assuré au média que son médecin lui aurait interdit tout déplacement dans l’intervalle de trois mois, il a aussi précisé que l’ancien chef d’Etat pourrait revenir au Bénin en début du mois d’octobre.

Le dialogue politique au Bénin rencontre des difficultés

Le dialogue politique national pour la résolution de la crise née des législatives du 28 avril 2019 a bien du mal à démarrer.

Alors qu’ils s’attendaient à recevoir leur récépissé d’existence, les partis politiques de l’opposition se sont vu notifier d’autres préalables à remplir. Notamment un nouveau congrès pour actualiser les statuts et règlement intérieur empêchant l’élection dans leurs instances dirigeantes des personnes qui ont maille avec la justice. Ce qui revient à dire que du côté FCBE, l’ancien président Boni Yayi, Valentin Djènontin et Komi Koutché sont concernés. De même que Sébastien Ajavon ne devrait plus être le président d’honneur du parti Union sociale libérale (Usl).

Mais Fcbe et Usl ne comptent pas se séparer de ces personnalités. Pour eux, cette exigence est illégale car aucune loi de la République n’empêche quelqu’un qui ne fait l’objet d’aucune condamnation par la justice d’être dans l’organe dirigeant d’un parti. Dans une déclaration, les Fcbe décident de garder intacte la composition du bureau exécutif.

Concernant Sébastien Ajavon, l’Usl estime que sa condamnation par la Criet n’est pas définitive d’autant plus qu’il y a un pouvoir à cassation. Le responsable à la communication de l’Usl a déclaré sur Sikka TV que le parti, après concertation a décidé de ne répondre à aucune injonction ‘’illégale’’ du ministre de l’Intérieur.