Afrique : l’heure de la souveraineté alimentaire a sonné (Bad)

Le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) trouve paradoxal que le continent noir ne puisse pas nourrir convenablement sa population.L’Afrique, avec ses nombreuses ressources naturelles, sa jeune population et ses importantes terres arables, ne doit pas dépendre des autres continents en matière d’alimentation.

C’est la conviction du Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad). S’exprimant à l’ouverture des Assemblées annuelles de l’institution financière à Accra (Ghana), le Nigérian a déclaré que le temps est venu pour le continent noir de tout mettre en œuvre pour atteindre l’autosuffisance alimentaire.

Pour ce faire, M. Adesina a notamment préconisé le recours aux technologies modernes dans l’agriculture. Un secteur dans lequel la Banque africaine de développement dispose d’un plan d’investissement massif. Tout récemment, son Conseil d’administration a approuvé la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. 

Objectif : aider 20 millions d’agriculteurs à produire 38 millions de tonnes métriques de nourriture. « L’Afrique n’a pas besoin de bols à la main, mais de graines en terre », a soutenu le président du Groupe de la Bad.

Afrique du Sud : Shepherd Bushiri refait parler de lui

Le prédicateur malawite est à l’origine de la radiation d’un haut fonctionnaire sud-africain chargé de la délivrance des permis de séjour.Ronney Marhule, Directeur du service de l’immigration en Afrique du Sud, a été reconnu coupable de mauvaise conduite par deux tribunaux du travail. En 2016, il a accordé des titres de séjour permanents à Shepherd Bushiri, à sa femme Mary et à leurs deux enfants alors qu’ils ne remplissaient pas les conditions requises.

Selon Aaron Motsoaledi, le ministre sud-africain de l’Intérieur, cette condamnation est intervenue « à l’issue d’une longue audience disciplinaire qui a duré près d’un an ». Poursuivant, M. Motsoaledi a promis de combattre les pratiques peu orthodoxes institutionnalisées au sein de son ministère : « Nous nous attaquons à toutes les formes d’irrégularités ».

Shepherd Bushiri, prophète autoproclamé, a créé une église évangéliste à Pretoria dénommée Enlightened Christian Gathering Church (ECG). Sa communauté, des milliers de fidèles en Afrique australe, lui a permis de constituer une fortune estimée à plusieurs millions d’euros.

Mais Shepherd Bushiri et son épouse Mary sont accusés, par les autorités sud-africaines, de détournement de fonds et de blanchiment d’argent. Le couple a ainsi été arrêté en 2020 avant d’etre libéré sous caution.

Estimant que la justice sud-africaine ne lui garantit pas « un procès juste et équitable », le riche prédicateur s’est réfugié, avec sa famille, au Malawi. Shepherd Bushiri y mène actuellement un combat devant les tribunaux pour éviter une extradition.

Ghana : ouverture des Assemblées annuelles de la Bad

À Accra, le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) engage la réflexion sur la résilience climatique et la transition énergétique sur le continent noir.Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) se sont ouvertes ce mardi sous la présidence Nana Akufo-Addo, chef de l’Etat du Ghana. Ses homologues Filipe Nyusi (Mozambique) et Samia Suluhu (Tanzanie) étaient également dans la capitale ghanéenne tandis qu’Azali Assoumani, le président des Comores, a suivi la cérémonie en ligne.

Dans son allocution, Nana Akufo-Addo a déclaré que la Bad « doit devenir une banque de transformation » en adoptant « un nouveau modèle économique qui va servir nos intérêts ». Pour le président ghanéen, il urge de « mettre fin aux obstacles structurelles à notre développement ».

Ces Assemblées annuelles de l’institution financière panafricaine sont placées sous le thème « Favoriser la résilience climatique et une transition énergétique juste pour l’Afrique ». À ce propos, Dr Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Bad, a indiqué que « l’Afrique n’émet que 4 % de toutes les émissions mondiales de gaz à effet de serre ».

Pourtant, a fait remarquer le Nigérian, le dérèglement climatique nuit aux économies africaines. « L’Afrique subit des pertes de 7 à 15 milliards de dollars par an en raison du changement climatique. Elles devraient atteindre 40 milliards de dollars par an d’ici 2030 », a renseigné M. Adesina.

C’est pourquoi, la Banque africaine de développement entend doubler, d’ici 2025, les financements dans le domaine climatique pour atteindre 25 milliards de dollars. « La part de nos financements climatiques dédiée à l’adaptation est de 67 %. C’est la plus élevée de toutes les banques multilatérales de développement », s’est félicité le patron de la Bad.

Les Assemblées annuelles de la Bad sont l’occasion pour l’institution financière d’effectuer le bilan de ses actions sur le continent. L’édition 2022 se tient en présentiel et en ligne. La  Côte d’Ivoire est représentée par son vice-président, Tiémoko Meyliet Koné et le Rwanda par son Premier ministre, Édouard Ngirente.

Le groupe OCP rejoint le World Economic Forum

Le Groupe OCP a annoncé mardi avoir rejoint le World Economic Forum (WEF), une organisation non-gouvernementale internationale, réputée pour sa conférence annuelle du Davos qui se déroule actuellement en Suisse.Le leader dans le domaine de la nutrition des plantes et premier producteur mondial d’engrais à base de phosphate « renforce ainsi sa position d’acteur africain grâce à son partenariat avec le WEF « , indique le groupe dans un communiqué parvenu à APA, notant que les partenaires participent à des échanges intersectoriels et interrégionaux afin de comprendre les principales perturbations de leurs industries, de façonner la gouvernance environnementale et sociale et de mener des coalitions influentes.

En rejoignant le WEF, l’OCP participera aux discussions portant sur la coopération mondiale, le rééquilibrage économique, la société et l’équité, la nature, l’alimentation et le climat, la transformation de l’industrie et l’innovation, relève le communiqué, ajoutant que ce partenariat reflète l’approche et l’engagement du Groupe OCP à soutenir et à agir pour un avenir durable.

La Banque mondiale approuve un prêt de 350 millions de dollars pour soutenir l’économie bleue au Maroc

La Banque mondiale a approuvé un prêt de 350 millions de dollars pour appuyer le lancement du programme Économie bleue au Maroc, a annoncé mardi l’institution.

« Ce prêt entend stimuler la création d’emplois et la croissance économique, tout en améliorant la durabilité et la résilience des ressources naturelles, ainsi que la sécurité alimentaire, un enjeu dont l’importance s’est encore accentuée avec les répercussions de la guerre en Ukraine « , précise la Banque mondiale dans un communiqué.

S’inscrivant dans la continuité des précédentes activités de la Banque mondiale dans le développement côtier au Maroc, ce prêt-programme pour les résultats en faveur de l’économie bleue a pour objectifs de   » développer des cadres institutionnels, améliorer la gestion intégrée des ressources naturelles et renforcer certains secteurs pour une économie bleue résiliente au changement climatique dans des zones ciblées « .

Le projet comprend deux volets interdépendants destinés à étayer le programme gouvernemental. Le premier, qui s’articule autour d’une commission interministérielle et de mécanismes de coordination régionale, soutient l’établissement de cadres institutionnels visant à renforcer la coordination verticale et horizontale. Il s’attachera également à instaurer un nouveau modèle de fonctionnement collaboratif au sein des secteurs et des régions, à optimiser la planification budgétaire et à œuvrer à des objectifs communs.

Le second volet porte sur l’investissement dans des domaines clés de l’économie bleue, notamment le tourisme durable et le sous-secteur de l’aquaculture ; la formation professionnelle dédiée à la gestion de l’économie bleue ; la protection et la gestion des services écosystémiques ; et l’amélioration de la résilience climatique dans des zones ciblées. La création d’emplois et la croissance économique qui en découleront devraient stimuler la reprise après la pandémie de COVID-19. Pour contribuer à la sécurité alimentaire, le programme soutiendra la création d’exploitations aquacoles et la préservation des ressources marines dans des aires protégées. Il s’emploiera par ailleurs à promouvoir l’égalité entre les sexes et l’inclusion des jeunes à travers des structures d’accompagnement (incubateurs d’entreprises) et un appui technique.

« Le programme Économie bleue sert de plateforme commune à des régions et des filières diverses pour l’élaboration et la mise en œuvre de solutions intégrées dédiées à une administration efficace des ressources marines et côtières. Le programme soutient ainsi une société équitable et durable », souligne Marcelo Hector Acerbi, spécialiste senior de l’environnement, cité dans le communiqué.

Selon la Banque mondiale, des relevés marins seront effectués pour estimer, sur une base scientifique, la santé des réserves halieutiques et déterminer les mesures à suivre pour les gérer. La qualité des plages, atout majeur pour le tourisme côtier, fera l’objet d’une surveillance environnementale, tandis que l’exploitation d’images satellites des zones littorales permettra de mesurer l’érosion et d’étayer les décisions relatives au développement des zones côtières. 

Enfin, la création de 14 nouvelles exploitations aquacoles, mêlant notamment élevage de crustacés et culture d’algues, peut stimuler la production, attirer de futurs investissements et générer de nouveaux emplois pour les femmes et les jeunes, ce qui favoriserait l’ouverture de ce sous-secteur à tous.

Sénégal : lancement de l’atelier intensif de structuration du PSE Vert

Les différents participants plancheront, durant 5 semaines, sur les aspects techniques et financiers de cet important programme de développement.Après une première phase de structuration tenue le 16 décembre 2021, le Plan Sénégal Emergent Vert franchit une nouvelle étape pour sa concrétisation avec l’ouverture, ce lundi, de l’atelier intensif de structuration.

Cet exercice permettra, à l’issue des travaux, de finaliser la structuration complète de ce programme qui se veut respectueux de l’environnement. Il s’agira entre autres d’accompagner les projets devant faire partie de l’opérationnalisation du PSE Vert, d’évaluer les besoins (financement, incitations, partenariats, etc.) des acteurs privés impliqués dans le programme, d’obtenir des hautes autorités leur engagement à réaliser les actions dévolues à l’État dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative et de définir tous les éléments permettant l’opérationnalisation des réformes critiques essentielles pour ce projet.

« J’accorde une attention particulière aux livrables qui sortiront de vos travaux. Ils permettront d’avoir une meilleure visibilité sur les questions techniques et financières du PSE Vert », a déclaré le ministre auprès du président de la République en charge du suivi du PSE, Abdou Karim Fofana.

Le PSE Vert, entrant dans le cadre de la deuxième phase du PSE, le principal référentiel des politiques publiques du président Macky Sall, vise à apporter des réponses concrètes à la problématique de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles. Il devrait ainsi permettre au Sénégal de disposer d’une économie verte, faible en émission de carbone, économe en ressources et socialement inclusive.

« Sans nous priver de ressources dites fossiles qui ont permis aux pays occidentaux et à la Chine, par exemple, de s’industrialiser, nous veillons à un équilibre entre l’exploitation des ressources minières et pétrolières afin de garantir une croissance partagée et la promotion d’une économie verte pour un développement durable. Nous devons inventer une voix pour continuer à croître en harmonie avec la nature », a clarifié M. Fofana.

Selon lui, trouver cet équilibre « est un défi » que les réflexions issues de cet atelier devront contribuer à permettre de relever. Au cours de sa première phase de structuration, le PSE Vert avait validé six secteurs prioritaires pour l’investissement en mettant l’accent sur l’agriculture.

Bamako cherche à contourner l’embargo par Moscou

Après la coopération militaire, le Mali se tourne vers la Russie pour relancer son économie durement éprouvée par les sanctions de la Cedeao.

L’économie a occupé une place importante lors de la dernière visite du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, dans la capitale russe. Si leur alliance est fortement ancrée au plan militaire, le Mali souhaite l’affirmer davantage compte tenu des enjeux au plan régional.

En effet, les autorités militaires de transition veulent explorer toutes les opportunités dans ce partenariat pour permettre à l’économie malienne de décoller après l’embargo décrété le 9 janvier dernier par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’organisation régionale qui regroupe quinze pays de la région.

« Notre délégation a eu des rencontres avec des structures publiques et des compagnies privées russes concernées. Mais nous avons besoin de l’appui de l’État russe pour faire accélérer les accords en vue », a déclaré Abdoulaye Diop aux dirigeants russes, dans des propos rapportés par le quotidien public malien, L’Essor.

Dans ce sillage, le ministre des Affaires étrangères malien a exposé les « demandes pressantes » de son pays à son homologue russe Sergueï Lavrov. Il a notamment évoqué l’approvisionnement correct et durable du Mali en biens de consommation comme les hydrocarbures, le blé, le ciment et les engrais. Bamako demande également l’expertise et la technologie de Moscou pour relancer son Régie de chemin de fer.

Après avoir prêté une oreille attentive à ses doléances, Sergueï Lavrov a promis à Abdoulaye Diop que « les dossiers seront examinés avec diligence » et que la Russie fera « connaître sa réponse favorable ».

Les échanges commerciaux entre le Mali et la Russie ont connu une croissance de 20% ces dernières années, mais « le montant reste modeste », selon Lavrov qui salue « les contacts en cours » entre les autorités maliennes et « les entités russes ».

Après la coopération militaire, le Mali ne cache plus son désir de collaborer durablement avec Moscou pour remettre en marche son économie. Une aubaine pour Vladimir Poutine qui cherche à étendre sa sphère d’influence en Afrique et notamment dans la zone du Sahel.

Développement durable : Le Niger hôte de la 9ème session du FRADD

Le Niger va abriter la 9-ème session du Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD) qui aura lieu le premier trimestre 2023, a annoncé la présidence de la République du Niger.Citée par l’Agence nigérienne de presse ANP, la même source a souligné que le Secrétaire Exécutif de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) a informé le Président de la République du Niger, qu’à l’issue du processus de sélection et des négociations entre Etats, le Niger a été retenu pour organiser la 9-ème session du FRADD.

 »Les dossiers de candidatures du Niger et d’autres pays ont été soumis à la 8ème session du FRADD tenue à Kigali au Rwanda du 3 au 5 mars 2022 », ajoute la même source.

Cet aboutissement renforce les actions du Président du Niger, Mohamed Bazoum, ‘’qui s’est résolument engagé à améliorer la visibilité du Niger sur la scène africaine et internationale, afin d’en faire une destination privilégiée pour les conférences et événements internationaux », souligne-t-on.

Le FRADD est le principal Forum continental réunissant des décideurs de haut niveau et des experts gouvernementaux, des organisations intergouvernementales, des organisations de la société civile, du secteur privé et d’autres grands groupes, ainsi que des partenaires de développement internationaux.

Il a pour but de faire l’état de la mise en œuvre du Programme 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, mais également d’échanger sur des expériences concrètes permettant de relever les défis auxquels font face les pays africains.

Afrique du Sud : la Banque centrale fixe le taux de rachat à 4,7 %

La Banque centrale d’Afrique du Sud a augmenté son taux de prise en pension de 50 points de base à partir de vendredi, a annoncé le Gouverneur de l’institution financière, Lesetja Kganyago.C’est la troisième augmentation consécutive après les hausses de 25 points de base en janvier 2020 et novembre 2021. Ces hausses sont intervenues près de trois ans après une série de baisses du taux repo dans le contexte de la pandémie de Covid-19, a expliqué Lesetja Kganyago, le Gouverneur de la Banque centrale d’Afrique du Sud.

Pour cette année, la prévision de l’inflation globale de la Banque centrale a légèrement été revue à la hausse passant de 5,8 à 5,9 %. À en croire M. Kganyago, cela est principalement dû à l’augmentation des prix des aliments et des carburants.

« Les prix des denrées alimentaires resteront élevés, mais l’inflation des prix des carburants devrait diminuer en 2023. De ce fait, l’inflation globale devrait retomber à 5 % malgré une inflation de base sensiblement plus élevée », a-t-il poursuivi.

La Banque centrale table sur un taux de croissance de 1,7 % en 2022 pour l’économie sud-africaine alors qu’en mars dernier, elle espérait 2 %. Les inondations dans la province du KwaZulu Natal et les contraintes continues d’approvisionnement en électricité sont avancées comme explications.

« Le stock national de blé couvre 4 mois » (gouvernement)

Le Maroc dispose d’un stock de blé suffisant pour 4 mois de consommation, a fait savoir, jeudi, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.Lors du point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement, Baitas a fait part de son inquiétude face à « l’augmentation flagrante » du prix du blé. Une augmentation due, selon lui « aux changements auxquels assiste le monde et au conflit entre la Russie et l’Ukraine ».

Il a rappelé que l’Exécutif marocain déploie des efforts considérables surtout concernant le blé tendre. Dans ce cadre, le responsable a précisé qu’au vu de cette hausse importante du prix de cette substance « le gouvernement supporte plus de 100 dirhams le quintal et s’approche des 200 dirhams (1 euro = 10,6 DH) ».

Aussi, « le gouvernement a conclu un accord avec les minoteries fixant le prix de cette matière première à 260 dirhams le quintal », a-t-il poursuivi.

Pour conclure, le ministre a rappelé que le Royaume dispose de plusieurs mécanismes pour gérer les approvisionnements du marché national, sachant que le Maroc importe ce produit de différents marchés internationaux.

Tourisme: les grands axes de la stratégie du Maroc pour relancer le secteur

A quelques semaines de la saison estivale, le chef de gouvernement marocain, Aziz Akhannouch a présidé ce jeudi une réunion consacrée à l’examen des mesures prises pour relancer le secteur du tourisme affecté par la pandémie de Covid-19, a indiqué le département du chef de gouvernement dans un communiqué.Au cours de la réunion, la ministre du Tourisme, Zahra Ammor, a présenté la vision de son département pour « relancer l’activité touristique dans les meilleurs délais, dans le but d’enregistrer cette année un afflux mensuel de touristes égal ou supérieur à celui enregistré avant la crise ».

Il s’agit notamment de multiplier le nombre de touristes et de revenir, à partir de l’année 2023 au même niveau d’arrivées atteint en 2019, une année considérée comme positive en termes d’afflux de touristes.

La vision de la tutelle repose sur une série d’axes dont l’accroissement du nombre de sièges pour les touristes affluant vers le Maroc avec les compagnies aériennes, le lancement de vastes campagnes promotionnelles et la conclusion de partenariats avec les tour-opérateurs  mondiaux et les plateformes numériques. Elle tend aussi à promouvoir les investissements touristiques, notamment dans les petites et moyennes entreprises et dans le domaine du divertissement et de l’animation.

En attendant, Aziz Akhannouch a incité tous les acteurs concernés à valoriser les ressources humaines afin d’accompagner la relance du secteur touristique, appelant les différents acteurs du secteur à œuvrer pour la mise à niveau des structures hôtelières en vue d’améliorer la qualité des prestations offertes aux touristes.

Zambie : victime d’une cyberattaque, la Banque centrale rassure

« Peu de données sensibles » ont été emportées par les cybercriminels, soutient Greg Nsofu, le responsable des technologies de l’information et de la communication de la Banque de Zambie.Le 9 mai dernier, la Banque centrale a subi une cyberattaque. Les cybercriminels ont utilisé un logiciel de rançon ou logiciel d’extorsion. Appelé ransomware dans le jargon du milieu, ce logiciel malveillant permet de prendre en otage des données personnelles.

Les autorités zambiennes n’ont finalement pas mordu à l’hameçon : « Sachant que nous avions protégé nos systèmes centraux, il n’était pas vraiment nécessaire de nous engager (dans cette voie) », a clarifié, hier mercredi, Greg Nsofu, le responsable des technologies de l’information et de la communication de Zambie.

Actuellement, « tous les systèmes centraux de la banque sont opérationnels », a précisé M. Nsofu.

Intelcia inaugure son 3e site au Sénégal

Avec ce nouveau centre de relation client, l’entreprise comptera 1800 employés dans le pays de la téranga (hospitalité, en langue wolof).Le groupe Intelcia continue son expansion en Afrique subsaharienne. Après les sites de Dakar et Thiès, distants de 70 kilomètres, l’entreprise marocaine ouvre un second centre dans la capitale sénégalaise avec à la clé plus de 600 emplois créés.

« L’ouverture d’un 3e site Intelcia au Sénégal conforte d’une part l’attractivité de notre pays dans le domaine de l’externalisation de manière générale et des métiers de la gestion de la relation client en particulier. Elle révèle d’autre part le potentiel de croissance qu’un groupe tel qu’Intelcia voit en notre pays, tant en termes d’infrastructures qu’en termes de capital humain. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette ouverture et du choix des dirigeants d’Intelcia », a déclaré le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Yankhoba Diattara.

A l’en croire, cette nouvelle installation a un impact positif sur le développement économique du pays via les investissements réalisés et les emplois générés. De son côté, le Président Directeur Général et co-fondateur d’Intelcia, Karim Bernoussi, a fait savoir que l’engagement de son groupe au Sénégal s’articule autour du Plan Sénégal Émergent (PSE) dont l’ambition est à la fois un développement économique, social et humain.

Poursuivant, M. Bernoussi a renseigné qu’ « Intelcia est le premier employeur de la communauté sénégalaise au Maroc avec plus de 1400 collaborateurs ». Hassane Nasri, ambassadeur du Maroc au Sénégal, a magnifié l’exemplarité de la coopération entre Dakar et Rabat : « (Ce nouveau site) est
un exemple de ce que sa Majesté le Roi Mohammed VI a toujours voulu et fait pour que l’intégration africaine soit une réalité ».

Intelcia est présent dans les trois pays en Afrique Subsaharienne. Il s’agit du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. D’ici fin 2022, le nombre de ses salariés dans la région devrait passer à près de 5000. Le groupe marocain, qui emploie actuellement 35.000 personnes dans le monde, a réussi en 20 ans à s’implanter dans 16 pays et sur 3 continents. Les dirigeants d’Intelcia comptent porter le chiffre d’affaires de la société à 1,5 milliards d’euros dans trois ans.

Malawi : vers la création d’une cour spéciale contre la corruption

Le Malawi prévoit de mettre en place un tribunal spécial pour traiter les affaires de corruption.Cette décision entre dans le cadre des efforts du gouvernement pour accélérer les procès des personnes accusées de corruption, a déclaré mercredi le ministre de la Justice et des Affaires constitutionnelles, Titus Mvalo.

Le ministre a ajouté qu’il allait bientôt déposer devant le Parlement un projet de loi proposant la création d’une Cour des crimes économiques et financiers.

« Mon ministère prévoit de soumettre au Parlement un projet de loi portant sur la création d’un tribunal spécial chargé de lutter contre la corruption et les crimes financiers dans le pays », a confié M. Mvalo aux journalistes à Lilongwe, la capitale.

Cette proposition de tribunal fait suite aux critiques formulées à l’encontre du président Lazarus Chakwera, qui aurait respecté du bout des lèvres sa promesse électorale de lutter contre la corruption.

M. Chakwera vainqueur de la présidentielle en 2020, avait promis de débarrasser le pays de la corruption de haut niveau qui était devenue une caractéristique commune des administrations précédentes.

Mvalo a réitéré l’engagement de l’administration Chakwera à lutter contre la corruption imputant le retard dans la finalisation projet aux tribunaux, submergés selon par les plusieurs dossiers de corruption et autres.

Chakwera a limogé un certain nombre de ministres impliqués dans des affaires de corruption au cours des deux dernières années.

Economies africaines : la relance passe par plus de « dépenses productives » (experte)

Les Africains doivent davantage mettre leurs ressources financières au service du développement de leur continent, selon Mama Keïta, Directrice du bureau de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) en Afrique de l’Est, interrogée par APA en marge de la 54e Conférence des ministres des Finances, de l’Economie et du Plan de la CEA tenue au Sénégal du 11 au 17 mai 2022.1.
Que peut-on retenir de l’évènement de la CEA ?

La conférence a observé que la structure des économies africaines rend celles-ci très vulnérables à toutes sortes de chocs car n’étant pas très diversifiées. Elles sont très dépendantes du reste du monde et sont durement affectées par le moindre choc. Il faut nécessairement les diversifier en mettant l’accent sur les produits de première nécessité pour le continent. Même en cas de chocs extérieurs, la livraison des biens essentiels, les aliments de base, les produits pharmaceutiques, les engrais… ne sera pas interrompue.

Par exemple, lors de la crise de la Covid-19, nous avons vu que l’Afrique était obligée d’attendre que les autres se servent en vaccins avant de lui transférer le surplus. Au-delà de la diversification, la conférence a souligné la nécessité de trouver d’autres sources de financement et d’améliorer l’environnement des affaires pour attirer des Investissements Directs Etrangers (IDE).

La CEA a également recommandé à tous les Etats de faire des efforts pour la mise en place effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Ce faisant, nous renforçons l’intégration régionale et réduisons la vulnérabilité face aux chocs exogènes. En outre, cela permettra au continent de commercer et de produire plus.

Quand l’Afrique produit plus, elle crée plus d’emplois et les Etats collectent davantage de taxes. Nous avons aussi demandé aux administrations d’améliorer la collecte des recettes publiques en faisant recours à la digitalisation. Les administrations digitalisées perdent moins de recettes. Par ailleurs, il faut que les Etats luttent mieux contre les flux financiers illicites. Chaque année, on estime que 83 milliards de dollars quittent illégalement l’Afrique.

Un appel a été lancé à la communauté internationale pour qu’elle accroisse les Droits de Tirage Spéciaux (DTS) en faveur des pays africains. Nous avons invité les pays avancés, disposant de DTS dont ils n’ont pas besoin, de les réorienter vers l’Afrique comme l’a fait la Chine.

De plus, nous souhaitons la reconfiguration de l’architecture financière mondiale. En ce moment, les pays africains sont très mal évalués. Les agences de notation financière attribuent à nos pays des notes basées sur des risques surélevés. Les Africains ne sont donc pas bien côtés. Cela fait qu’ils n’ont pas accès aux crédits ou y ont accès, mais avec des coûts super élevés. Nous avons donc dit aux pays africains de s’organiser et de trouver des partenaires pour promouvoir une reconfiguration de cette architecture financière internationale.

2.
Comment faire pour que ces recommandations soient suivies d’effets ?

Les ministres eux-mêmes ont appelé à beaucoup de coordination entre eux. Ils ont demandé à la CEA et à ses partenaires panafricains de ne pas se relâcher. Il faut à chaque fois organiser, même en ligne, des réunions avec les ministres des Finances pour rappeler les recommandations et suivre avec chacun son niveau d’exécution et aussi aider ceux qui rencontrent des difficultés.

Certains pays sont parfois lents parce qu’ils n’ont pas les capacités requises. Ils ont ainsi appelé la CEA et d’autres partenaires à accentuer l’appui technique et le renforcement de capacités pour mettre en œuvre toutes ces recommandations.

3.
La nécessité de mobiliser les ressources domestiques pour financer la relance est souvent revenue dans les débats. On dirait que c’est là que le bât blesse ? 

Une économie doit d’abord pouvoir compter sur ses propres ressources internes. L’aide au développement, c’est bien. Mais elle n’est pas durable. Lorsque les pays qui donnent ont leurs propres défis, vous êtes dans des problèmes.

Par conséquent, mobiliser les ressources internes doit être la première source de financement du développement. C’est extrêmement important. Après, il y a les IDE et d’autres types d’investissements qui existent comme les fonds de pensions sur lesquels nous pouvons nous appuyer.

Il faut mettre en place une gouvernance, une politique et une régulation afin d’utiliser ces ressources de manière sécurisée. Il faut aussi amener les citoyens à épargner et à diriger leurs ressources vers le développement. Moins de dépenses non productives et plus de dépenses productives.

C’est le secteur privé qui, en investissant, crée la richesse et la croissance dans tous les pays. Le secteur privé africain ne doit pas se fatiguer de mener un dialogue continu avec les pouvoirs publics pour exprimer ce dont il a besoin pour investir et produire.

Le dialogue avec le secteur public permet de créer l’environnement propice à une meilleure production. Si le secteur privé ne produit pas, il n’y a pas de richesses. Il doit être en mesure d’entrer en compétition parce que les économies africaines sont ouvertes et les biens fabriqués ailleurs peuvent inonder leurs marchés. Les Etats doivent travailler à renforcer le secteur privé.

Encore une fois, il est important d’être autonome sur un certain nombre de produits essentiels parce que lorsqu’il y a crise, les pays qui ont les capacités de les produire arrêtent d’exporter et nous nous retrouvons face à des pénuries pouvant coûter la vie à plusieurs milliers de personnes.

Kenya : carte postale de Kisumu, capitale des Africités 2022

La ville kényane qui accueille le 9e Sommet Africités a connu de nombreuses mutations dans un passé récent en tant que centre économique, culturel et politique.Africités est l’événement panafricain phare de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, un sommet des dirigeants des villes et des gouvernements locaux et de leurs associations, sous l’égide de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU-A).

Son ambition est de faire progresser la décentralisation et la gouvernance locale du continent dans le but d’améliorer le niveau de vie de ses citoyens.

Depuis Abidjan en 1998, ces sommets ont lieu tous les trois ans, les autres villes hôtes étant Johannesburg en Afrique du Sud, Dakar au Sénégal et Marrakech au Maroc (deux fois).

Alors que les délégués d’Africités descendent à Kisumu, une grande attention sera portée sur cette ville portuaire et sur la manière dont elle s’inscrit dans l’agenda continental défini par les CGLU-A.

Dans les années 1960, Kisumu a été le témoin de certains des événements politiques les plus marquants du Kenya, l’un des plus inoubliables étant le début d’une querelle dynastique prolongée entre les familles de l’actuel président Uhuru Kenyatta et son rival historique de longue date Raila Odinga. Des tensions qui auront des répercussions considérables sur le pays au cours des décennies à venir.

Kisumu est une altération anglaise du mot sumo en langue luo, qui signifie littéralement « lieu de troc » à l’époque précoloniale, coloniale et postcoloniale, ce qui souligne l’importance de la ville en tant que capitale économique de la région d’Afrique de l’Est.

Sa fortune économique a décliné à la fin des années 1970, alors que des villes kényanes plus importantes, comme Nairobi, devenaient des centres économiques et culturels de l’Afrique de l’Est. Ce n’était qu’une question de temps avant que cette ville portuaire située à l’ouest du Kenya ne se relève du marasme.

Troisième plus grande ville du Kenya après Nairobi, la capitale, et Mombasa, la ville côtière à valeur touristique, la population plutôt modeste de Kisumu, moins de 400 000 habitants selon le recensement de 2019, doit son importance en tant que centre d’affaires qui dépasse désormais les frontières nationales du Kenya.

En fait, dans le contexte géographique de la région des Grands Lacs, Kisumu est la troisième plus grande ville après la ville tanzanienne de Mwanza et Kampala en Ouganda et a acquis une certaine importance internationale en tant que centre urbain le plus proche de Kogelo, la célèbre ville natale du père de l’ancien président américain, Barack Obama.

Comme par le passé, de nombreux admirateurs d’Obama qui se rendent en pèlerinage à Kogelo font un rite de passage à Kisumu pour s’y rendre, créant ainsi sa réputation croissante d’escale touristique et l’un des principaux centres industriels et commerciaux du Kenya.

Il n’est donc pas surprenant que les organisateurs d’Africités aient choisi, pour la première fois, Kisumu comme ville intermédiaire pour accueillir leur sommet phare, qui réunit les autorités locales du continent afin qu’elles puissent réfléchir et façonner le destin de leurs villes.

Le thème de cette édition, « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine », évoque les projets d’infrastructure en cours à Kisumu.

Les organisateurs et les participants, qui se sont intéressés de près à l’urbanisme au cours des sommets Africités successifs, seront intéressés de savoir comment une ville dite intermédiaire comme Kisumu connaît une sorte de rajeunissement en améliorant sa façade sur le lac, en décongestionnant ses principales artères et en les rendant plus conviviales pour les piétons.

Afrique: l’idée d’une agence de notation fait son chemin

Cette institution financière devrait prendre en compte les réalités des économies du continent noir largement dominées par le secteur informel.L’avis des agences de notation financière a une grande influence sur l’accès aux marchés financiers. En rehaussant la note d’un pays, elles diminuent le risque d’y investir et favorisent son accès aux crédits. Les économies africaines, souvent victimes d’une dégradation de leurs notations, sont ainsi confrontées à une surestimation des risques d’investissement et une flambée des primes d’assurance et par ricochet des taux d’intérêt de la dette. D’où la nécessité pour le continent de se doter d’une structure parallèle d’évaluation des risques.

« Avoir une agence de notation africaine nous permettra d’avoir notre propre benchmarking. Une agence qui comprend mieux les réalités africaines et qui prendra en compte davantage l’impact du secteur informel dans notre Produit Intérieur Brut (PIB) », a déclaré le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

Il s’exprimait ce mardi à la clôture de la 54e session de la Commission économique pour l’Afrique (CoM2022) tenue au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio, à la périphérie de Dakar.

Cette institution panafricaine, a fait savoir l’ancien directeur du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), « devra prendre en compte davantage la résilience de nos économies et faire des rapports qui vont inspirer les agences de notation internationale » afin que celles-ci revoient leurs méthodes d’évaluation des risques en Afrique.

Dans son discours d’ouverture officielle de la CoM2022, lundi dernier, Macky Sall avait déjà fustigé les procédés utilisés par les agences de notation quand il s’agit des pays africains. Le président sénégalais a signalé à ce titre que le rapport 2022 sur le financement du développement durable avait pointé du doigt les limites et les méthodes d’évaluation de ces agences.

« L’étude établit un parallèle entre la célérité des agences de notation vis-à-vis des pays du Sud et leur relative mansuétude à l’égard des nations riches », a dénoncé le successeur d’Abdoulaye Wade.

Citant le rapport, Macky Sall a rappelé que les pays développés, ayant connu une augmentation de la dette et un ralentissement économique beaucoup plus important, ont largement échappé aux dégradations, non sans ajouter que cette notation renforce leur accès aux marchés financiers.

Le document insiste ainsi sur l’importance de méthodologies transparentes afin de ne pas saper la confiance dans la notation.

Ce rapport a été réalisé par une soixantaine d’institutions multilatérales dont le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale, le Comité de Bale sur la supervision bancaire, le Comité international des régulateurs de l’assurance et le Conseil de stabilité financière.

OCP: un chiffre d’affaires en hausse de 77% au premier trimestre 2022

Le groupe OCP a enregistré un chiffre d’affaires de près de 2,39 milliards d’euros (25,33 milliards de dirhams) au premier trimestre de 2022, en hausse de 77% par rapport à celui réalisée une année auparavant, a indiqué mardi l’Office chérifien des Phosphates.

Cette performance s’explique par la hausse des prix de vente dans toutes les catégories de produits, qui a largement compensé la baisse des volumes de ventes, explique l’OCP dans un communiqué sur ses résultats au T1-2022. 

« Les résultats records affichés par OCP en 2021 se sont poursuivis au premier trimestre 2022, portés par des conditions de marché solides et une efficacité opérationnelle continue. Le conflit russo-ukrainien a intensifié la situation tendue en termes d’équilibre offre/demande sur le marché des phosphates et a entraîné une nouvelle hausse des prix, qui a également été soutenue par l’augmentation des coûts des matières premières, en particulier l’ammoniaque et le soufre », indique le groupe.

La marge brute s’est établie, quant à elle, à 1,5 milliard d’euros (15,88 MMDH), contre 875 millions d’euros (9,267 MMDH) un an plus tôt, la hausse des prix de vente ayant neutralisé l’impact de la hausse des coûts des intrants, principalement le soufre et l’ammoniaque, fait savoir le communiqué, notant que le taux de marge brute a atteint 63% contre 65% au premier trimestre 2021.

Sur la même période, les dépenses d’investissement ont évolué de +70,7%, ajoute l’OCP qui s’attend à une croissance significative en 2022. « La hausse des prix devrait se poursuivre sur l’année, soutenue par des conditions de marché solides, reflétant une forte demande globale, une situation tendue de l’offre et des prix de matières premières en hausse », note le groupe. Dans ces conditions, l’Office prévoit d’augmenter ses volumes de production de 10% cette année pour répondre à la demande des marchés à forte croissance.

Africités 9 : plaidoyer pour le développement des villes intermédiaires

Le président Uhuru Kenyatta a ouvert mardi 17 mai à Kisumu, à l’ouest du Kenya, la neuvième édition du sommet Africités.Clap de départ de l’édition 2022 du Sommet Africités, organisé tous les trois ans par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique). La rencontre se tient du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu, troisième ville du Kenya après Mombasa, située à près de 400 km de la capitale, Nairobi. Cet événement est axé cette année sur le thème : « Le rôle des villes intermédiaires d’Afrique dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Tous les intervenants à la cérémonie d’ouverture ont plaidé pour des politiques publiques qui tiennent compte des villes intermédiaires. Celles-ci doivent « être considérées comme des facteurs de développement », a plaidé le chef de l’Etat kényan.

« Les dirigeants politiques, les universitaires et les acteurs économiques doivent tous se mobiliser pour les villes intermédiaires pour accélérer le développement de l’Afrique. Il est temps que nos villes intermédiaires soient prises pour des facteurs de développement car, elles contribuent de 20% au Pib du continent », a affirmé Uhuru Kenyatta.

Selon lui, les politiques publiques doivent tenir compte des villes intermédiaires en faisant de la planification pour satisfaire les besoins émergents des populations. « C’est pourquoi, a-t-il souligné, le sommet Africités 9 doit aboutir sur une feuille de route et une décennie d’actions au profit des villes intermédiaires ».

Insistant sur l’importance d’une politique d’urbanisation pour les villes intermédiaires, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a noté que ces dernières connaissent une croissance démographique galopante.

« Or, nos politiques publiques sont centrées sur les villes principales au détriment des villes intermédiaires. Pourtant, les villes intermédiaires ont d’énormes potentialités », a-t-il constaté.

« Les villes intermédiaires sont le reflet de notre niveau de développement. Elles doivent être des atouts pour promouvoir le développement socio-économique de nos pays », a dit, pour sa part, la présidente de CGLU-A, organisatrice d’Africités et à laquelle 16.000 collectivités territoriales et 51 associations nationales d’élus locaux sont affiliées.

Cela fait dire à John Kerry, ancien secrétaire d’Etat américain, que « les villes intermédiaires doivent être la locomotive du développement ».

Le sommet Africités 9, qui se tient tous les trois ans sur une durée de cinq jours, alternativement dans les différentes régions d’Afrique, est selon ses organisateurs, le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. L’édition de cette année, organisée en partenariat avec le gouvernement du Kenya, le Conseil des gouverneurs du Kenya (CoG) et le Comté de Kisumu, a lieu pour la première fois dans une ville intermédiaire.

Plus de 5000 personnes y participent pour débattre autour des Agendas 2030 et 2063 qui appellent à l’urgence de réfléchir à une urbanisation résiliente et durable en Afrique. D’ici 2050, la majeure partie de la population africaine vivra dans les villes et la majorité des citadins s’installeront dans des villes intermédiaires, d’après les statistiques.

Union pour la Méditerranée: Marrakech abrite une réunion sur l’emploi et le travail

Les États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se réuniront, les 17 et 18 mai à Marrakech, pour la 5ème réunion ministérielle de l’UpM sur l’emploi et le travail.Organisée par le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, et co-présidée par la Commission européenne à travers la Direction Générale en charge de l’Emploi et des Affaires sociales, ainsi que le ministère du Travail du Royaume hachémite de Jordanie, en présence de l’Union pour la Méditerranée, cette rencontre va débattre des défis pressants sur le marché du travail dans la région euro-méditerranéenne, en particulier sur la manière d’assurer à tous, surtout aux plus vulnérables, une reprise inclusive, verte, numérique et durable, selon une note de l’UpM oubliée sur son site officielle.

La conférence permettra de présenter l’ambition derrière la stratégie jeunesse de l’UpM, consistant à se concentrer sur les initiatives régionales pour l’employabilité des femmes et à mettre en lumière les actions de l’ONUDI pour les soutenir dans leurs efforts d’autonomisation économique.

Le débat sera enrichi par des témoignages de femmes bénéficiaires des initiatives de l’ONUDI et de l’UpM au Maroc, ainsi que par des exemples de bonnes pratiques mises en œuvre dans le Royaume, dans le cadre du programme de subventions de l’UpM sur l’emploi

La 4e réunion ministérielle de l’UpM sur l’emploi et le travail a eu lieu à Cascais, au Portugal, les 2 et 3 avril 2019, sous le titre « Emplois, compétences et opportunités pour tous ».

La région euro-méditerranéenne possède l’une des populations les plus jeunes du monde, une personne sur trois étant âgée de moins de 25 ans. A cette population fortement touchée par les défis de l’emploi, s’ajoutent les femmes qui ont été durement touchées par la pandémie qui a forcé les fermetures des magasins et des secteurs qui emploient les femmes et des soins non rémunérés.

Côte d’Ivoire : Nestlé s’engage dans la lutte contre la déforestation

La filiale du groupe agro-alimentaire suisse en Côte d’Ivoire veut « une chaîne d’approvisionnement sans déforestation ».La 15e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP15) bat son plein à Abidjan. Présente à ce rendez-vous mondial, Nestlé Côte d’Ivoire entend « tout faire » pour que des forêts ne soient pas détruites par ses fournisseurs de matières premières.

Zéro déforestation d’ici à 2025, c’est donc l’ambition de Nestlé Côte d’Ivoire affirmé par son Directeur Général, Thomas Caso dans un entretien avec APA : « Nous participons à cette COP15 pour savoir comment accélérer notre engagement. (Nos actions) vont s’inscrire
en droite ligne avec la vision de l’État ivoirien et de l’Initiative d’Abidjan qui résultera de la COP15 ».

En janvier 2022, la filiale de Nestlé a lancé la phase pilote d’un programme visant « l’augmentation des revenus des producteurs de cacao ». De l’avis de M. Caso, c’est « important » dans une chaîne de valeur où l’entreprise s’organise pour avoir de « la traçabilité à 100 % ».

« On y est presque, mais il reste encore du travail », a soutenu le DG de Nestlé Côte d’Ivoire. Au-delà, le groupe agro-alimentaire suisse prévoit d’atteindre la neutralité carbone en 2050 en misant notamment sur des sources d’énergie durable comme le solaire ou la biomasse. « Nous sommes déjà lancés dans ces analyses y compris en Côte d’Ivoire », a précisé Thomas Caso.

Concernant les emballages, Nestlé utilise les technologies de pointe pour qu’ils sont non seulement de qualité, mais également réutilisables. Dans trois ans, la multinationale souhaite mettre sur le marché des emballages 100 % recyclables. En Côte d’Ivoire, Nestlé occupe la vice-présidence d’une association de valorisation des plastiques dont les activités ont permis de créer 50 emplois décents.

Les États parties à la COP contre la désertification œuvrent pour la restauration d’un milliard de terres dégradées dans le monde. En partenariat avec le ministère ivoirien des Eaux et Forêts, Nestlé Côte d’Ivoire déroule depuis 2020 un programme d’agroforesterie à Cavally, dans l’Ouest du pays, où « près de 700 hectares » ont été reboisés afin d’encourager « les bonnes pratiques agricoles » selon M. Caso. Enfin, Nestlé Côte d’Ivoire soutient la scolarisation des enfants des producteurs et appuient les femmes.

Congo : la direction technique de Bolloré accueille des étudiants

L’entreprise participe régulièrement aux ateliers d’orientation scolaire et soutient les initiatives de réinsertion sociale des jeunes en situation de rue.Bolloré Transport & Logistics Congo est engagé auprès de la jeunesse. Du 25 au 30 avril 2022, près de 40 étudiants en mécanique et soudure du Centre de formation professionnelle Don Bosco Pointe-Noire, ont visité la direction technique de Bolloré Transport & Logistics Congo en compagnie de leurs encadreurs.

A l’issue d’une induction HSE pour une visite des installations en trois vagues, les étudiants ont échangé avec le personnel des sections mécaniques, soudure et tôlerie. Ils ont également réalisé quelques travaux dirigés dans leur domaine, découvert certains outillages et leurs fonctionnements. Des moments bénéfiques pour parfaire leur savoir dans le métier.

« Cette expérience a été très importante et intéressante. Grace à elle, nos apprenants ont eu une vision réelle du métier qui est le leur. Ils ont pu renforcer leurs connaissances et en développer de nouvelles », a précisé Bertin Constant Louya, Responsable bureau orientation et emploi Don Bosco Pointe-Noire.

« Nous sommes engagés à accompagner l’autonomisation de la jeunesse par l’entreprenariat et la formation qualifiante. Ces visites montrent tout l’intérêt de notre engagement », a soutenu Christophe Pujalte, Directeur régional Bolloré Transport & Logistics Congo.

Une pénurie de carburant perturbe les vols d’Air Zimbabwe

Une pénurie de carburant au Zimbabwe a perturbé le programme des vols de la compagnie nationale du pays, a annoncé la compagnie aérienne jeudi soir.Dans un communiqué, Air Zimbabwe a conseillé à ses passagers de se préparer à une perturbation anticipée de leur programme de vols en raison de la pénurie de Jet A1 dans les aéroports.

« Air Zimbabwe souhaite informer ses précieux passagers et les autres parties prenantes de la perturbation prévue des horaires de vol en raison de la pénurie de carburant Jet A1 dans les aéroports », indique le communiqué.

La compagnie aérienne a déclaré avoir été informée par ses fournisseurs « de contraintes dans le mouvement du produit qui se sont répercutées sur toute la chaîne de valeur jusqu’à nous, le consommateur final du produit ».

La pénurie de carburant d’aviation devrait affecter d’autres compagnies aériennes desservant le Zimbabwe, qui pourraient être contraintes de faire des escales dans les pays voisins pour se ravitailler en carburant, à moins qu’elles ne prennent leurs propres dispositions pour s’assurer qu’il y a suffisamment de carburant à l’aéroport du Zimbabwe pour leurs avions.

La pénurie devrait également handicaper davantage la compagnie Air Zimbabwe, qui tente de se remettre de plusieurs années de mauvaise gestion au cours desquelles certains de ses avions ont été saisis par ses créanciers et d’autres interdits de vol pour des raisons de sécurité.

Burkina : la Société générale et AGF soutiennent les PME

Les deux structures veulent contribuer au développement durable en Afrique.L’African Guarantee Fund pour les Petites et moyennes entreprises (AGF West Africa, sigle anglais) a accordé une ligne de garantie d’un montant total de 2,5 milliards Fcfa à la Société générale Burkina Faso pour accompagner les PME, l’entrepreneuriat féminin et l’économie verte au Burkina Faso.

La cérémonie de signature s’est déroulée au sein de la Maison de la PME de Société générale Burkina Faso à Ouagadougou.

Cette garantie de portefeuille est adossée au programme AFAWA Guarantee for Growth, une initiative conjointe de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’African Guarantee Fund qui vise à débloquer jusqu’à 3 milliards de dollars de prêts aux PME appartenant à des femmes en Afrique.

Signée par Harold Coffi, Directeur général de Société générale Burkina Faso (SGB) et Bendjin Kpeglo, Directeur général d’AGF West Africa, cette convention permettra à SGB d’accroitre davantage son engagement sur le segment des PME/PMI avec les activités de la Maison des PME créée par la banque et de promouvoir le développement de l’entrepreneuriat vert et du leadership féminin dans le milieu de l’entreprise.

Lors de la cérémonie de signature, Bendjin Kpeglo, Directeur général d’AGF West Africa, a déclaré que « l’accès limité au financement est un obstacle majeur au développement des PME africaines ».

« L’AGF s’est engagée à améliorer l’accès des PME au financement en fournissant aux institutions financières des solutions de garantie et un appui au renforcement des capacités », a-t-il promis, ajoutant que « notre partenariat avec Société générale au Burkina Faso vise à renforcer la compétitivité des entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises, dont celles détenues et gérées par des femmes (à travers le programme AFAWA) et celles dont l’activités va dans le sens de la protection de l’environnement ».

De son côté, Harold Coffi, Directeur général de Société générale Burkina Faso a déclaré que « le Groupe Société générale présent depuis 100 ans en Afrique réaffirme sa fidélité au continent et sa ferme volonté d’accompagner le développement des économies locales ».

Ainsi à travers l’initiative « Grow with Africa » lancée en 2018, Société générale entend contribuer activement au développement durable de l’Afrique autour de quatre priorités, à savoir accompagner le développement des PME africaines, participer au financement des infrastructures, financer les filières agricoles et le secteur de l’énergie renouvelable et enfin favoriser l’inclusion financière en soutenant l’entreprenariat féminin notamment.

Partenaire privilégié du tissu entrepreneurial local, Société générale Burkina Faso donne quotidiennement corps à cette ambition de financement de l’économie.

Cet engagement pris aux côtés d’African Guarantee Fund servira à accroitre la capacité de financement des PME et à favorisera la croissance économique du pays.

Société générale Burkina Faso s’inscrit pleinement dans cet axe stratégique du groupe, avec la création de la Maison de la PME en 2019 et le renforcement de sa collaboration avec divers acteurs internationaux intervenants dans le développement des PME.

African Guarantee Fund est une institution financière non bancaire dont l’objectif est de promouvoir le développement économique, d’accroître la création d’emplois et de réduire la pauvreté en Afrique, en fournissant aux institutions financières des solutions de garantie et un appui au renforcement des capacités, spécifiquement destinés à soutenir les PME africaines.

Congo: Bolloré acquiert 25 tracteurs routiers et 40 remorques

La filiale congolaise de Bolloré Transport & Logistics continue l’investissement dans de nouveaux équipements modernes et performants.Fin avril 2022, les équipes de Bolloré Transport & Logistics ont mis en service 25 tracteurs routiers CAMC 4×2 et 40 remorques. Ces tracteurs sont équipés d’une cabine confortable avec une faible consommation de carburant. Adaptés pour le transport de marchandises, ces tracteurs et remorques de dernière génération vont contribuer fortement à fluidifier les opérations de livraison et réduire l’empreinte carbone.

Livrés en pièces détachés, les tracteurs sont assemblés par les équipes locales depuis 2015. Plus de 150 camions ont été ainsi mis en service sans aucun dysfonctionnement constaté dans leur exploitation.

« Nous continuons à investir dans l’acquisition de nouveaux équipements pour accompagner l’activité locale et participer au défi mondial sur le changement climatique. Car nous sommes engagés à réduire de 43% notre empreinte carbone d’ici 2027 », a dit Christophe Pujalte, Directeur régional Bolloré Transport & Logistics Congo.

L’entreprise dispose actuellement d’un parc matériel qui compte plus de 218 remorques et 190 tracteurs dédiés à la livraison des marchandises dans les meilleurs délais.

Bolloré Logistics décarbonise ses solutions de route

Le biocarburant utilisé par l’entreprise permet de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre.Le 1er avril 2022, Bolloré Logistics a mis en service une nouvelle navette roulant au biocarburant B100. Cette solution de bout en bout, conçue pour tous les pré et post acheminements aériens, assure 6 jours sur 7 une rotation entre les sites Bolloré Logistics de Lyon et Roissy Charles De Gaule. Elle s’inscrit pleinement dans la volonté de Bolloré Logistics de décarboner les solutions proposées à ses clients, qu’elles soient routières, maritimes ou aériennes.

Cent pour cent végétal, renouvelable et totalement tracé, le biocarburant de type B100 est issu d’huile de Colza français uniquement. Il permet de réduire de 60 % les émissions de gaz à effet de serre et de 80 % les particules fines.

« En région, nous participons à plusieurs initiatives collectives pour décarboner le transport, que ce soit avec l’aéroport, mais aussi avec des associations ancrées sur leurs territoires. Nous souhaitons être moteurs et favoriser l’utilisation par nos clients de ces solutions plus vertueuses », a déclaré Géraldine Staron, Directrice régionale Rhône-Alpes Est de Bolloré Logistics.

Bolloré Logistics a par ailleurs pour objectif d’augmenter de 15 à 20 % ses services sur le report modal dans la région en favorisant notamment l’utilisation du rail. L’entreprise a également lancé une grande étude auprès des Directeurs RSE et Directeurs Supply Chain, en coopération avec un groupe d’étudiants de l’EM Lyon, pour sensibiliser les grands chargeurs implantés dans la région.

Dans les semaines à venir, Bolloré Logistics poursuivra la mise en service et le renouvellement de sa flotte avec quatre nouveaux camions roulant au B100 avec l’objectif d’une flotte 100 % en biocarburants dans les prochaines années.

Cette initiative participe à l’objectif de l’entreprise réduire de 30 % ses émissions de CO2 sur les prestations de transport livrées à ses clients d’ici 2030 en ligne avec son programme RSE « Powering Sustainable Logistics » lancé en 2018.

Sénégal : Greenpeace pour plus de transparence dans le secteur de la pêche

L’ONG britannique dénonce plusieurs « violations de la loi » dans l’attribution des licences de pêche par le ministère de l’Economie maritime.Selon le rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), il a été constaté, dans certains cas, la délivrance par le ministère de la Pêche et de l’Économie maritime d’une lettre de garantie dite « promesse de licence de pêche » à des navires en phase de naturalisation. « Pourtant, relève Greenpeace Afrique, cette pratique n’est prévue, ni par le Code de la pêche maritime, ni par une disposition réglementaire habilitant l’autorité concernée à procéder de la sorte ».

Par ailleurs, souligne l’organisation non gouvernementale, l’attribution de la licence de pêche démersale profonde, option « chalutiers, poissonniers et céphalopodiers » à des bateaux, constitue « une violation de la loi » par le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime sur la période 2014 – 2019. A en croire Greenpeace qui cite l’Ofnac, cette catégorie de licence n’existe pas encore.

Dans son rapport, l’Ofnac a également noté d’autres manquements comme la rétention des décisions par la commission paritaire mise en place pour statuer sur la suite réservée à ces licences. Ladite commission n’a pas souhaité rapporter, d’après l’Ofnac, les décisions d’octroi de licences en cause, et a attendu l’expiration de ces dernières avant de procéder à la régularisation par le changement de l’option.

« Ces manquements soulevés par le rapport de l’Ofnac confortent les inquiétudes de Greenpeace Afrique qui, depuis des années, demande un audit et la publication de la liste des navires autorisés au Sénégal », a déclaré Dr Aliou Ba.  

Le responsable de la campagne océans de Greenpeace Afrique estime que « nous ne devons pas laisser un secteur aussi important sombrer dans des pratiques nébuleuses. C’est pourquoi Greenpeace Afrique appelle encore une fois l’État du Sénégal à sauver le secteur de la pêche ».

La BERD tient son assemblée annuelle à Marrakech

La 31ème assemblée générale (AG) annuelle de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), a ouvert ses travaux, mercredi à Marrakech.Cette assemblée générale de la BERD, se poursuivant jusqu’au 12 mai à Marrakech, réunit les représentants des 73 pays et actionnaires institutionnels de la Banque, dont le Maroc.

S’exprimant à la séance d’ouverture du Conseil des gouverneurs de la BERD, marquant le lancement officiel du programme de l’AG, le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch a indiqué que cette assemblée, qui se déroule dans un contexte international sans précédent, se veut une occasion de concertation et de dialogue sur les répercussions économiques et sociales des défis actuels et une plateforme de réflexion sur les perspectives d’avenir.

Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, le monde est confronté à une succession de crises, provoquant une récession économique sans précédent, a-t-il dit, notant qu’avec l’émergence d’espoirs d’amélioration de la situation sanitaire et une reprise de l’économie mondiale en 2021, une nouvelle crise s’est déclenchée, liée notamment à la hausse des prix des matières premières due à une forte demande.

Pour répondre aux défis actuels, M. Akhannouch a souligné la nécessité d’unir les efforts des différents acteurs internationaux, dans un esprit de responsabilité partagée, à même de trouver des solutions à cette crise et atténuer ses effets sur les économies, notamment, sur les pays à revenus moyens et faibles, les pays en développement, en particulier, pâtissant d’un déséquilibre entre l’offre et la demande de matières premières importées.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a affirmé que le Maroc s’est engagé dans l’activation d’un ambitieux plan de relance économique, visant, principalement, à réaliser un saut qualitatif en matière de restructuration de l’économie nationale.

Cette restructuration s’opère, notamment, à travers l’encouragement des secteurs porteurs à haute valeur ajoutée, la promotion de l’économie verte et numérique et l’augmentation du taux d’insertion des femmes sur le marché du travail, conformément aux orientations stratégiques de la politique de l’économie de marché adoptée par le Maroc depuis des décennies.

Pour réussir ce chantier, le Royaume accorde une attention particulière à la création d’un environnement des affaires attractif qui favorise le développement de l’investissement privé, tant national qu’étranger et déploie d’importants efforts pour simplifier les procédures administratives, développer le secteur financier et soutenir l’investissement privé.

Pour sa part, la Présidente de la BERD, Odile Renaud-Basso s’est arrêtée sur les objectifs stratégiques de la Banque, relevant qu’ils deviennent de plus en plus pertinents durant cette conjoncture.

Il s’agit, premièrement, d’objectifs verts, a dit Mme Renaud-Basso, ajoutant que lors de la dernière réunion annuelle, l’institution financière européenne s’est engagée à aligner toutes ses activités sur les objectifs de l’Accord de Paris à partir de la fin de cette année.

Ces objectifs revêtent désormais un caractère urgent dans le sillage de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, a-t-elle expliqué, faisant état d’un réel progrès en matière de transition de la Banque vers les objectifs verts.

« Nous sommes convaincus que nous atteindrons cet objectif d’alignement, en devenant la première banque multilatérale de développement à le faire, à temps », a-t-elle dit.

S’agissant du deuxième objectif relatif à l’égalité des chances et des sexes, elle a rappelé le lancement par la BERD des stratégies portant, entre autres, sur la promotion de l’égalité des chances au niveau de son portefeuille de projets, a affirmé Mme Renaud-Basso, notant que le troisième objectif, axé sur l’approche numérique de la BERD, se matérialise par des efforts visant la mise en place des bases de la transformation numérique et l’accompagnement de ses partenaires dans ce genre de processus

Premier rassemblement physique de la BERD depuis Sarajevo en 2019, cet événement, placé sous le thème « Relever les défis dans un monde turbulent », se veut une occasion pour débattre des défis mondiaux tels que le soutien à la croissance économique, la lutte contre le changement climatique et le renforcement de l’environnement des affaires dans les régions où la Banque investit.

En parallèle avec son assemblée générale, la BERD tiendra son forum d’affaires qui s’impose en tant que plateforme idoine pour explorer les opportunités d’investissement et nouer des liens durables d’affaires.

Les panels du Business Forum se pencheront, quant à eux, sur la numérisation, la durabilité et la transition vers une économie verte, la mobilisation des capitaux privés, l’égalité et l’inclusion, aux côtés d’autres thèmes d’actualité.

Af’Sud/Mines : vers la suppression des lourdeurs administratives

L’Afrique du Sud veut supprimer les goulots d’étranglement qui ralentissent sa croissance économique.Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a invité mardi le gouvernement à supprimer les formalités administratives qui entravent la croissance et le développement de l’industrie minière dans le pays.

S’exprimant lors de la deuxième journée de la cérémonie dite « Investing in Mining Indaba », qui se déroule sur quatre jours au Cap, le dirigeant sud-africain s’est dit préoccupé par le classement de son pays dans les dix dernières places de l’Indice d’attractivité des investissements de l’Institut Fraser.

« Nous nous situons actuellement à la 75e ou 84e place, ce qui constitue le pire classement de notre histoire », a déclaré M. Ramaphosa.

Selon lui, ce classement souligne la réalité fondamentale selon laquelle l’Afrique du Sud doit agir avec plus de détermination et promptitude pour supprimer les différents goulots d’étranglement à la croissance et au développement de l’industrie minière.

« Malgré les grandes perspectives de l’industrie minière sud-africaine, le pays est confronté à des défis importants. Nous devons résorber le retard noté dans le toilettage des droits miniers et de prospection, des demandes de transfert de droits miniers, mettre en place un système cadastral moderne et efficace, et mettre en œuvre une stratégie d’exploration efficace », a poursuivi le président de la nation arc-en-ciel.

Il a également demandé l’amélioration considérable du « fonctionnement de nos chemins de fer et de nos ports » pour garantir un approvisionnement sûr et fiable en électricité à un prix abordable.

« Ces tâches sont au premier plan de nos efforts de reconstruction et de relance économique », a conclu Cyril Ramaphosa.

Sénégal: des assises de la Commission économique pour l’Afrique

L’événement réunit les ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique et d’autres personnalités.Du 11 au 17 mai, les différents acteurs se pencheront sur le thème : « Financement de la relance de l’Afrique : trouver des solutions innovantes ». Selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies, les déficits de financement du développement se sont profondément creusés depuis la pandémie de la Covid-19. Les fonds annuels nécessaires à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) pour les pays en développement ont augmenté de 1700 milliards de dollars US.

Pour l’Afrique, poursuit l’organisme onusien, les dépenses annuelles consacrées aux ODD devraient augmenter de 154 milliards de dollars chaque année en raison de la Covid-19 et de 285 milliards de dollars supplémentaires au cours des cinq prochaines années si l’on veut combattre efficacement la pandémie.

Or, déplore la CEA, le paysage financier actuel du continent noir se caractérise par une faible capacité de mobilisation des ressources, une dette publique en hausse, une charge excessive liée au service de la dette et aux échéances, une augmentation des besoins de financement résultant de la Covid-19 et une aide financière bilatérale et multilatérale insuffisante pour la relance après la pandémie.

Pour combler ce déficit, suggère la Commission économique pour l’Afrique, les pouvoirs publics devraient notamment accorder une attention particulière à la qualité et à l’adéquation des financements intérieurs et extérieurs.

La mobilisation par le continent de ses propres ressources aux fins du développement est également essentielle pour combler son déficit de financement.

La rencontre de Dakar est ainsi l’occasion de se pencher sur les mesures visant à attirer les financements du secteur privé, de définir des mécanismes permettant de tirer parti des Droits de tirage spéciaux (DTS) et du financement du climat. Elle devrait aussi permettre de dégager un consensus sur la manière d’aider les gouvernements à créer des synergies entre les financements intérieurs et extérieurs provenant de sources publiques et privées.