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Oluwafèmi Cédric Adda lance sa première Bande désinée

Souvent co-auteur des bandes dessinées, Oluwafèmi Cédric Adda, illustrateur et réalisateur de Bd, a réalisé sa première œuvre intitulée « Hoovi ». Cette œuvre, éditée par “Star Editions”, traite d’un sujet relatif à la tradition des jumeaux dont à la naissance, l’un passe de vie à trépas laissant l’autre en vie.

« Je me suis intéressé à la culture des jumeaux car ma mère est jumelle. Elle a vécu un aspect de l’histoire que je raconte à travers ma bande-dessinée (Bd) », a confié Oluwafèmi Cédric Adda. Il a choisi la Bd par passion, parce qu’avec la Bd, l’on peut arriver à capter l’attention par les émotions que donnent les dessins et le message à travers le suspense du scénario. Pour lui, la culture est l’un des piliers fondamentaux sur lequel se base l’art pour un meilleur essor. En effet, Cette Bd de 24 pages raconte l’histoire de Tayé et de son frère jumeau Ebo décédé dès la naissance. Comme le demande la culture africaine et plus précisément celle béninoise concernant les jumeaux, Ebo fut réincarné dans une statuette communément appelée « Atikpa ». Doté d’un pouvoir surnaturel, Ebo, accompagné de sa sœur, parviendra-t-il à sauver sa tante des forces de la nature ?

Cette histoire se déroule dans la ville de Ouidah. Mais les informations sur le pouvoir de la divinité « Hoovi » ont été recueillies à Cotonou dans des endroits où ces cultes sont pratiqués. Ces informations ont permis à l’auteur de réveler l’aspect culturel de ladite histoire. Il a donc fait appel à des garants et praticiens de la tradition. Ces derniers ont, à partir de leur connaissance, partagé les réalités de cette pratique. Pour cette œuvre, Oluwafèmi Cédric Adda a réalisé les dessins et a été assisté par Constatin Adadja, réalisateur de Bd et acteur culturel béninois.

Style de réalisation

En ce qui concerne la réalisation de ses œuvres, l’auteur utilise, d’abord, le crayon dans le but d’avoir un aperçu des personnages et les paysages. Ensuite, il finalise son travail avec le storyboard qui consiste à faire le découpage du scénario à travers des images dans des cases associées à des bulles de textes. Tout cela est finalisé par un crayonnage beaucoup plus renforcé. L’étape suivante est l’encrage sur papier Canson. « Je fais l’encrage, je le fais avec la plume ou un bic a encre calibrage. Une fois terminée les planches sont mises au propre et scanner. Les couleurs sont réalisées avec le logiciel photoshop et la tablette. Les cases et les bulles sont aussi finalisées avec le même logiciel », a expliqué l’auteur. Il ajoute : « il faut avoir un très bon niveau en dessin pour faire de la Bd. En plus, l’endurance est aussi nécessaire parce que la réalisation d’une Bd se fait en un an, au minimum, de façon quotidienne ». Selon lui, la Bd utilise beaucoup de codes et son langage est universel. La mise en couleur aussi a été minutieuse car les couleurs ont été adaptées à l’environnement béninois.



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