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Les magistrats de la cour suprême du Bénin effectuent leur rentrée judiciaire 2019-2020 à Porto-Novo

Les magistrats de la cour suprême du Bénin, ont sous l’égide du garde des sceaux, ministre de la justice, Sévérin Maxim Quenum, effectué jeudi à travers une audience solennelle présidé par le président de ladite institution, Ousmane Batoko, leur rentrée judiciaire sous le thème : « Le magistrat et les réseaux sociaux », à l’espace Tiwani à Porto-Novo, en présence d’autorités politico administratives, des membres du gouvernement et ceux du corps diplomatique et autres.

A cette audience solennelle de la rentrée judiciaire de la cour suprême, l’accent a été mis sur la menace que constituent les réseaux sociaux pour les magistrats et l’usage que doivent en faire ces derniers afin de préserver et respecter leur serment. Le serment par lequel, renseigne-t-on, le magistrat jure notamment, d’exercer ses fonctions en toute impartialité, de conserver le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique sur les questions relevant de la compétence de la cour ou du tribunal et, en définitive, de se conduire en tout, loyalement et dignement.

Pour le président de la cour suprême du Bénin, le thème de cette rentrée judiciaire est d’une brûlante actualité. Le statut de la magistrature en son article 18, rappelle-t-il, tout en proclamant que « comme citoyen, les magistrats jouissent de la liberté d’expression, de croyance, d’association et de réunion », ajoute un tempérament en disposant que « dans l’exercice de leurs droits, les magistrats doivent se conduire de manière à préserver la dignité de leur charge et sauvegarder l’impartialité et l’indépendance de la magistrature ». La problématique qui se pose à cet effet aux magistrats est, indique Ousmane Batoko, dans quelle mesure les libertés d’opinion, d’expression et d’association, légalement garanties à chaque citoyen, donc à chaque magistrat, s’accommodent-elles des obligations liées au serment que prêtent ces derniers ?, vu l’influence des réseaux et médiats sociaux que sont Facebook, Twitter, Linkedln, Instagram ou Whatsapp.

« Les réseaux sociaux demeurent une formidable manifestation du progrès technologique. Toutefois, à défaut d’y renoncer totalement, leur usage par un magistrat doit se faire avec parcimonie, retenue et en toute responsabilité », a-t-il notifié au regard de la réalité actuelle. La garantie de l’indépendance du magistrat, poursuit-il, la fidélité à son serment et la noblesse attachée à l’œuvre de justice commandent une telle attitude. « C’est seulement à ce prix que toute suspicion d’impartialité sera écartée de l’esprit du justiciable qui appelle de tous ses vœux une justice de qualité, garante de l’équilibre des rapports sociaux », a précisé le président de la cour suprême. Abondant dans le même sens, le ministre de la justice, Séverin Maxime Quenum, représentant le premier magistrat du pays, est revenu sur l’importance du thème de cette rentrée judiciaire 2019-2020 à la cour suprême et a insisté sur l’importance que revêt l’obligation de réserve pour le magistrat. Une attitude qui, selon lui, exige du magistrat la discrétion dans ses différents actes et ses idées.

Il invite par ailleurs, les magistrats de la cour suprême à faire preuve de retenue et de prudence en ce qui concerne l’usage des réseaux sociaux afin de respecter les exigences de la profession.

Signalons qu’au cours de cette audience solennelle consacrée à la rentrée judiciaire de la cour suprême 2019-2020, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin, Yvon Détchénou a fait ses observations sur le thème et le procureur général près ladite cour, Onésime Madodé quant à lui, a fait ses réquisitions.



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